Le maire refuse que l’avenir de Sept-Îles soit attaché à Mine Arnaud

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 25 février 2014
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C’est devant un Hôtel de Ville bondé, que le maire de Sept-Îles a fait valoir sa position sur le projet d’exploitation d’une mine d’apatite à ciel ouvert dans le canton Arnaud, après que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) l’ait qualifié de «pas acceptable dans sa forme actuelle.» Réjean Porlier refuse que le projet de Mine Arnaud devienne une «porte de sortie» pour le sort de la municipalité.

Des dizaines de gens d’affaires s’étaient déplacés hier pour connaître les positions du maire de Sept-Îles. Selon plusieurs intervenants économiques, la région a perdu des plumes avec le ralentissement du fer, qui s’est traduit par une baisse du carnet de commandes. Leur position n’est pas non plus sans rappeler les 260 mises à pied effectuées chez Cliffs Natural Resources depuis les six derniers mois.

Malgré le contexte économique peu favorable à l’heure actuelle, le maire ne veut pas que l’avenir de Sept-Îles, pour lequel il est confiant, soit «attaché» à la réalisation du projet de Mine Arnaud. À son avis, il serait malhonnête de faire la promotion du projet à ce stade-ci, avec les conclusions formulées par le BAPE. «De dire faut regarder ça comme sortie de secours et arriver en bout de piste et que ce n’est pas réalisable, de quoi on va avoir l’air tout le monde ensemble?», a-t-il questionné.

«Si un jour, c’est pour être au rendez-vous et que ça passe la barre, bien on y sera et ce sera un plus à ce moment-là», a ajouté le maire Porlier.

Référendum
Par ailleurs, au sujet de la tenue d’un référendum consultatif sur le projet, Réjean Porlier est toujours d’avis de la pertinence de l’exercice, «quand les réponses seront au rendez-vous». Dans son rapport, le BAPE soutient qu’un référendum municipal viendrait «dans les circonstances et les conditions actuelles» contribuer à la «cristallisation des positions».

(Photo : Le Nord-Côtier)

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