Projet éolien : La mairesse réagit aux propos du conseiller Morache

Par 12:00 AM - 10 septembre 2014
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La mairesse de Port-Cartier Violaine Doyle a réagi à la sortie du conseiller municipal au siège 3, François Morache, qui remet en question sa présence au sein des élus de Port-Cartier et la possibilité que la Ville investisse dans le projet éolien de RES Canada.

La semaine dernière, le dentiste de profession, François Morache, a annoncé qu’il était en réflexion sur son avenir à l’intérieur du conseil municipal de Port-Cartier. Celui qui occupe le siège 3 affirme que sa situation professionnelle a changé depuis les élections et que le temps lui manque désormais pour ses tâches de conseiller.

Il a de plus mentionné être «hostile» face aux intentions de la Ville d’explorer la possibilité d’investir dans le projet éolien que RES Canada convoite pour le secteur de Pentecôte. François Morache s’est notamment plaint de la rapidité avec laquelle la décision dans le dossier a été prise par le conseil.

«Ce n’est pas un dossier qui s’est travaillé en cinq minutes, ça, c’est très clair. C’est un dossier sur lequel il y a eu beaucoup d’heures de travail et de personnes qui ont travaillé», a défendu Mme Doyle.

Elle assure qu’en dehors des échanges à la table du conseil, le conseiller Alain Thibault, qui s’occupe davantage des dossiers du secteur de Rivière-Pentecôte, a consacré de nombreuses heures à collaborer avec le promoteur du projet.

Elle a ajouté qu’un groupe de travail incluant la directrice générale de la Ville de Port-Cartier, Andrée Bouffard, le commissaire industriel, Bernard Gauthier, s’était aussi penché longuement sur l’aspect financier de la chose.

Dans son entente de partenariat avec RES Canada, la Ville s’est gardé la possibilité d’injecter jusqu’à 5 millions $ dans l’affaire. «Nous n’étions pas très sûr de la valeur de ça et nous ne sommes pas encore décidés non plus, mais nous nous sommes donnés comme ouverture un droit de regard», a-t-elle précisé.

Selon l’accord, Port-Cartier pourra réévaluer le dossier au moment de la construction et également lors de la mise en service, le tout, si le projet est retenu dans le cadre de l’appel d’offres d’Hydro-Québec.

«Moi la première, je suis en réserve par rapport à l’investissement. Je ne suis pas décidée, je ne sais pas si c’est bon, ou pas. Mais, on s’est gardé simplement la possibilité de le faire, parce que d’autres municipalités, ailleurs au Québec, l’avaient fait et y avaient trouvé leur compte», a dit Mme Doyle.

Élection partielle
La mairesse ne ressent pas d’inquiétudes à l’idée de devoir composer avec un nouvel élu dans l’équipe, si jamais le conseiller Morache choisit de quitter ses fonctions. «On a été capable d’apprendre à travailler ensemble depuis dix mois, on sera capable d’apprendre à intégrer une nouvelle personne et on fera avec», a-t-elle commenté.

François Morache a indiqué qu’il rendrait une décision officielle d’ici novembre, concernant la poursuite ou non de son mandat. S’il décidait de quitter, Port-Cartier devrait tenir une élection partielle pour son remplacement.

(Photo: courtoisie)

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