Mine Arnaud: La Santé publique répond aux questions des citoyens

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 20 juin 2014
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Une soixantaine de citoyens ont répondu à l’invitation de la Ville de Sept-Îles, qui a organisé une rencontre publique d’information pour échanger et questionner la direction de la Santé publique (DSP) de la Côte-Nord en lien avec le démarrage du projet d’exploitation d’une mine d’apatite dans le canton Arnaud. Les inquiétudes liées aux impacts sur la qualité de l’air ont largement occupé la tribune, jeudi.

La Santé publique de la Côte-Nord a maintenu devant les citoyens présents les mêmes réserves qu’elle avait exprimées lors du dépôt de son mémoire, devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. La DSP avait émis certaines réserves quant aux impacts que pourrait entraîner l’aménagement d’une mine d’apatite à ciel ouvert à proximité des territoires habités, en plus de formuler des recommandations, comme un suivi rigoureux de la source d’eau potable de la municipalité et la mise en place de mesures pour réduire les risques d’impacts psychosociaux chez les individus.

«Je passe la moitié de ma semaine de travail sur ce projet», a rassuré l’invité, le Dr Stéphane Trépanier. «On ne veut pas en laisser passer une, on voit bien les inquiétudes des gens et on veut être plus étroit que pas assez», a-t-il ajouté.

Indice de la qualité de l’air
Pour la Santé publique, le peu de données existantes sur l’air à Sept-Îles, combiné à l’arrivée d’un nouveau joueur industriel justifient l’installation d’une station d’échantillonnage permanente, qui pourrait fournir un indice de la qualité de l’air. «Nous sommes la seule région où il n’y en a pas», rappelle Dr Trépanier, qui a formulé la demande à Québec. Cet indice permettrait par exemple, de mieux suivre les émissions dans l’air et protéger les personnes plus vulnérables, explique la Santé publique.

L’endroit où serait installée la nouvelle station, si elle est accordée par le gouvernement, reste encore à être déterminé, mais suscite déjà beaucoup d’inquiétudes. «Il s’agit de trouver la place où se sera le plus efficace», souligne-t-il. Le secteur Ferland, qui est situé non loin de la mine projetée et où il existe déjà une problématique de chauffage au bois, est envisagé pour l’instant.

Des citoyens du canton Arnaud demandent de plus, à ce que les données des stations d’échantillonnage appartenant à Mine Arnaud soient révélées en temps réel. Les résidents revendiquent aussi des mécanismes pour être alertés si des dépassements surviennent.

Le Dr Trépanier avait rencontré ce printemps des groupes citoyens, des élus et des membres du milieu économique pour répondre à leurs préoccupations. À la demande, la Ville de Sept-Îles a organisé une seconde rencontre, cette fois-ci ouverte à tous les citoyens intéressés.

(Photo : Le Nord-Côtier)

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