Le projet de coopérative d’habitation se précise

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 10 mai 2012
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Signe que la pénurie de logements est bien présente à Sept-Îles, le projet de coopérative d’habitation semble ne recevoir que des appuis, partout où son instigateur, le nouvel arrivant Jonathan Martel, le présente. Récemment, entrepreneurs et citoyens ont confirmé leur intérêt de s’engager dans l’initiative novatrice. La semaine dernière, c’est la Ville de Sept-Îles qui accueillait positivement l’idée.

«Ça progresse toujours», a fait savoir Jonathan Martel qui a présenté son projet à la Ville de Sept-Îles, le 30 avril. «Ç’a été très bien reçu, quelques conseillers étaient déjà au courant. Disons que c’est à l’avantage de la Ville d’être favorable à un projet qui créera du logement abordable.»

En effet, Sept-Îles jongle avec une importante pénurie de logements, liée à l’effervescence économique, alors que le taux d’inoccupation se situe en dessous de la barre du 1%.

«On leur a présenté le projet, il n’y a rien de confirmé, mais la Ville nous a parlé de terrains qui pourraient être disponibles dans le secteur Rochette», a ajouté M. Martel. Déjà, une vingtaine de coopérants seraient prêts à s’investir dans le projet. Le complexe résidentiel comprendrait donc entre 20 et 30 unités.

«On vise que ce soit dans le même secteur, pour créer un milieu de vie communautaire avec une promenade ou un lieu pour jardiner par exemple.» D’ailleurs, Jonathan Martel souhaiterait que des personnes âgées se joignent au projet.

La construction pourrait se traduire par l’aménagement d’immeubles de huit unités, qui auraient l’allure de maisons en rangée. «On ne veut surtout pas que les gens aient l’impression de rentrer dans un bloc appartement, mais bien chez eux», a précisé M. Martel. Depuis le début, le projet promet d’avoir une vocation «verte» pour en faire un modèle de développement durable.

Les entreprises intéressées
Les entrepreneurs, qui recrutent des employés à l’extérieur, font aussi les frais de la pénurie de logements. Pour l’entreprise, le projet de coopérative d’habitation peut s’avérer comme une solution avantageuse selon Jonathan Martel. «Le modèle coopératif est très flexible, il y a plusieurs types de membres (…) pour une entreprise, la coop peut être une avenue intéressante.»

Par exemple, une compagnie pourrait financer un certain nombre d’unités, qui serait destiné à ses employés. Pour l’entreprise, ce genre d’initiative réduit les risques associés aux aléas de l’économie et pour la coopérative, cela facilite le financement du projet. «Ça peut être un beau véhicule, où tout le monde est gagnant, les formules de coopératives sont des richesses collectives», a fait valoir M. Martel. Pour l’heure, cinq entreprises ont déjà confirmé leur intérêt dans le projet.

Construction en 2012?
Selon son échéancier, Jonathan Martel espère ficeler son plan d’affaires d’ici la mi-juin, pour finaliser le montage financier et créer la coopérative vers la mi-juillet. La construction pourrait même s’amorcer dès l’automne, ou le printemps, selon les coûts de construction les plus avantageux.

Le projet, évalué entre 4 à 5 millions $, devrait être financé à 20% par les membres et le milieu. Des démarches sont également entamées avec la Caisse d’économie solidaire Desjardins, qui se spécialise dans le financement de ce type de projet. La Caisse d’économie de Sept-Îles pourrait également agir à titre de facilitateur.

Esquisse préliminaire du projet de coopérative d’habitation. (Image : Bourassa Maillé Architectes)

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