Stratégie maritime: Une première étape vers une zone industrialo-portuaire à Port-Cartier

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Par Éditions Nordiques
Stratégie maritime: Une première étape vers une zone industrialo-portuaire à Port-Cartier

Une entente de collaboration a été adoptée, lundi, entre la Ville de Port-Cartier et plusieurs ministères du gouvernement québécois pour développer une zone industrialo-portuaire au quai municipal de Port-Cartier ce qui pourrait intéresser des développeurs industriels internationaux.

Entente de collaboration inclue la Ville de Port-Cartier, la Corporation de développement économique et plusieurs ministères dont ceux de l’Économie, des Transports et des Ressources naturelles. Elle vise le développement d’une zone industrialo-portuaire.

Dans le cadre de sa Stratégie maritime, le gouvernement québécois mise sur la création de 16 zones industrialo-portuaires dans la province. Sur le site web de la Stratégie maritime, on peut lire que «le gouvernement entend relancer l’économie québécoise, particulièrement le secteur manufacturier, avec une nouvelle approche pour le Québec, c’est-à-dire des zones industrialo-portuaires (ZIP)».

Ces zones situées «à proximité d’un port commercial représentent un réel avantage comparatif sur lequel s’appuie déjà un grand nombre d’entreprise». Toujours selon le gouvernement, «les zones industrialo-portuaires permettront de dégager une plus grande synergie entre les entreprises qui en feront partie, tout en offrant un avantage comparatif aux entreprises nécessitant des services portuaires».

En autorisant la signature de cette entente de collaboration, la Ville de Port-Cartier mettra en place un comité de travail qui s’affairera à délimiter la zone industrialo-portuaire de Port-Cartier et à élaborer un plan de développement du quai municipal, explique la mairesse Violaine Doyle.

Les besoins de réfection et l’ajout d’un débarcadère, évalué à 35 millions $, devraient être définis dans ce plan de développement. Des aides financières du gouvernement du Québec devraient ainsi être disponibles pour «développer le potentiel de notre quai», a mentionné Mme Doyle. Le gouvernement aura également en main des informations permettant d’attirer des développeurs industriels internationaux à s’installer à Port-Cartier, où son quai en eau profonde lui ouvre une porte sur le marché international.

Violaine Doyle espère également obtenir du financement de la part du gouvernement fédéral qui a promis d’investir massivement dans les infrastructures. «Dans le monde maritime, il n’y a rien qui se compte à petits coûts. On parle toujours de sommes importantes», a affirmé la mairesse.

Le ministre responsable de la Stratégie maritime a annoncé une somme de 200 millions $, jusqu’en 2020, en investissements dans les infrastructures maritimes, dont l’un des volets vise l’amélioration des terminaux portuaires.


Le quai municipal. (Photo : Archives – Le Nord-Côtier)

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