Natashquan coupée du monde par la tempête

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Par Mathieu Morasse
Natashquan coupée du monde par la tempête

La municipalité de Natashquan est coupée du monde par la tempête qui s’abat sur le Québec. Les résidents sont sans électricité depuis 23h dimanche et la route 138 est bloquée par des lames de neige allant jusqu’à huit pieds.

Un bris est survenu au poste électrique de Natashquan à cause des forts vents. Aucun opérateur d’Hydro-Québec n’est présent sur place et le bris ne peut être réparé à distance.

«La dernière fois où on a perdu l’électricité, on avait suggéré qu’ils gardent des équipes à Natashquan pour pallier à toute éventualité, mais il faut croire qu’ils ne l’ont pas fait. Ce qui leur manque, apparemment, c’est juste un opérateur du poste», déplore Jacques Tanguay, conseiller municipal à Natashquan.

L’aide est en route

Jacques Tanguay indique que le Ministère des Transports du Québec a affirmé ne pas d’ouvrir la route 138 avant au mieux mardi midi.

«Le seul espoir d’avoir de l’électricité ce soir, ce serait que l’armée réussisse à faire passer un hélicoptère ou un avion», croit le conseiller municipal, précisant que c’est Hydro-Québec qui a elle-même envisagé l’option de l’armée.

Un convoi spécial du Ministère des Transports a quitté Havre-Saint-Pierre à 16h30 pour permettre à Hydro-Québec d’aller à la rescousse des citoyens de d’Aguanish, Natashquan, Nutashkuan et Kegaska.

«Ça ne volait pas en raison des vents. Donc ce qui était le plus rapide, et aussi pour permettre aux gens d’avoir leur matériel, c’était l’option du convoi. Mais toutes les options ont été regardées», explique Cathy Hamel, relations médias chez Hydro-Québec.

L’équipe de neuf travailleurs d’Hydro-Québec devrait rallier le village natal de Gilles Vigneault en trois ou quatre heures. La société d’État prévoit rétablir le courant à Aguanish vers 22h et dans les autres secteurs au plus tard vers minuit.

Les municipalités ont ouvert des centres d’urgence pour venir en aide aux citoyens.

«C’est la première fois que c’est si pire que ça. Il fait froid et plusieurs personnes n’ont pas de chauffage d’appoint. Mais on est paré à toute éventualité», rassure Monsieur Tanguay.

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