Le Vieux-Quai en Fête présente un plan de redressement à la Ville

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Par Éditions Nordiques
Le Vieux-Quai en Fête présente un plan de redressement à la Ville

Le Vieux-Quai en Fête propose que la Ville de Sept-Îles lui accorde un prêt de 60 000$ avec intérêts et se donne un maximum de cinq ans pour rembourser la somme, afin d’effacer sa dette de 180 000$. De son côté, la Ville affirme que l’organisation doit retrouver la confiance des élus.

Le Vieux-Quai en Fête a présenté lundi un plan de redressement aux élus municipaux. Le festival a conclu sa dernière édition avec un important déficit et des fournisseurs de services, certains de Sept-Îles, n’ont pas été payés.

«On a présenté le plan de redressement à nos fournisseurs avant de la montrer à la Ville. À 99%, ils ont dit oui à ce plan-là. Ce qu’on leur a dit c’est, est-ce que vous seriez à l’aise qu’on présente ça à la Ville», a expliqué Wayne Malouin, président par intérim du conseil d’administration du festival.

Le Vieux-Quai en Fête propose de séparer la dette de 180 000$ en trois parties de 60 000$. Le festival assumerait le premier tiers, alors que la municipalité prêterait l’autre tiers, une somme qui serait remboursée moyennant intérêts. Deux tiers de la somme due aux fournisseurs seraient ainsi payés. Ces derniers assumeraient le dernier tiers avec un équivalent de prêt sur cinq ans. «C’est un maximum de cinq ans. Plus on est capable de rembourser rapidement, mieux c’est», a mentionné Wayne Malouin.

Le festival se servira aussi d’une activité de financement le 12 novembre prochain, le Bal en blanc, pour rembourser sa dette. Ce genre d’activité de financement ne devrait pas être récurrent, selon M. Malouin. «Le Vieux-Quai en Fête, pour moi, ce n’est pas une cause et je ne souhaite pas que ça devienne une cause où on irait cannibaliser les autres événements-bénéfices. C’est une bonne idée tant et aussi longtemps qu’on n’a pas réglé notre dette», a-t-il précisé.

Redonner une crédibilité administrative

De son côté, le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a affirmé que les élus n’avaient pas encore statué sur la demande du Vieux-Quai en Fête. Le maire mentionne que la composition du prochain conseil d’administration sera déterminante dans leur décision. «Nos yeux sont tournés vers le prochain c.a. (en novembre). Le conseil a besoin d’un signal clair pour redonner une crédibilité administrative à l’événement», a mentionné M. Porlier.

«Il y a eu perte de confiance avec l’organisation», affirme d’ailleurs le maire. Et cette perte de confiance n’est pas «une question d’individus», mais plutôt de «perte de rigueur et d’expertise dans l’organisation». En faisant table rase avec une nouvelle formule et de nouveaux administrateurs, le festival a perdu l’expertise des précédentes éditions, croit Réjean Porlier.

«Il n’y avait plus beaucoup d’expertise des années passées et il y a eu un manque de rigueur au niveau administratif. Ce sont des points déterminants pour la suite des choses, explique-t-il. Il faudra sentir que cette organisation-là s’est associée avec des gens qui ont une rigueur administrative.» Les élus ont mentionné à plusieurs reprises qu’il n’était pas question pour eux «d’assumer le déficit». La proposition d’un prêt avec intérêts pour rembourser le tiers de la dette est donc «une formule intéressante», affirme le maire.

Subvention de Québec?

La semaine dernière, le gouvernement a annoncé, dans sa mise à jour économique, un réinvestissement de 100 millions $ par année «pour appuyer le développement économique des régions». Cette enveloppe servira aussi à «favoriser le tourisme en région», particulièrement pour les petits festivals en région. Le président du conseil d’administration du Vieux-Quai en Fête, Wayne Malouin, affirme avoir été mis au courant de cette opportunité. «C’est certain qu’on va regarder ça en c.a.», a-t-il ajouté.

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