Il était une fois Sarah, le petit rayon de soleil

Par Vincent Rioux-Berrouard 6:25 AM - 03 juin 2021
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Sarah Dallaire

Sarah Dallaire représente un bel exemple de persévérance. Atteinte de la trisomie 21, la jeune femme prend son envol dans la vie.

Celle qui a 21 ans terminera bientôt son parcours scolaire. C’est à cet âge que les services scolaires prennent fin pour les personnes en situation de handicap.

Il s’agit évidemment d’un moment important pour elle alors qu’elle passera de l’école à la vie adulte. Un moment qui peut s’avérer encore plus stressant pour les parents.

Mais ça ne sera pas le cas pour Sarah Dallaire. C’est qu’elle sait ce qu’elle fera lorsqu’elle graduera à la fin juin.

Au cours des dernières années, elle a fait partie du programme Défis qui permet l’intégration sociale des personnes présentant une déficience intellectuelle. En plus d’offrir les matières de base, le programme est axé sur les stages en milieu de travail.

Sarah a donc eu l’opportunité de participer à des stages à l’école et en dehors des murs de l’institution scolaire.

Depuis le mois d’avril, elle effectue un stage à la Maison de la Famille de Port-Cartier. Elle travaille notamment à la désinfection des lieux et des objets. Une tâche essentielle en cette période de pandémie.

Ce stage prendra fin au mois de juin.

Comme expliqué précédemment, l’accompagnement scolaire prend fin à 21 ans.

Mais la jeune femme pourra continuer à travailler quatre jours par semaine. La Maison de la Famille de Port-Cartier a décidé de la reprendre à partir du mois de septembre.

« Je suis contente de voir que Sarah pourra continuer à travailler. Il faut souligner le travail de la Maison de la Famille. Ce ne sont pas toutes les entreprises qui peuvent et qui sont prêtes à accueillir quelqu’un comme Sarah dans un milieu de travail », affirme la mère de Sarah, Manon Roussel.

Évidemment, cette nouvelle a de quoi réjouir Mme Roussel surtout que l’année pandémique a compliqué les choses. Les stages sont devenus plus difficiles à mettre en place ce qui aurait pu nuire à la fin du parcours scolaire de Sarah.

La mère de Sarah, Manon Roussel, se dit rassurer de voir sa fille poursuivre son cheminement et avancer avec confiance dans cette nouvelle étape de sa vie.

Pour atteindre cet objectif, il aura fallu beaucoup d’efforts au cours des années. Elle donne en exemple le fait que Sarah l’accompagnait partout pour qu’elle puisse socialiser le plus possible.

Elle profite aussi de l’occasion pour souligner le travail de toutes les personnes qui ont travaillé avec Sarah.

« C’est un travail d’équipe avant tout. On s’est tous impliqué pour qu’elle réussisse. En plus de la famille, Sarah a toujours été bien entourée durant son parcours scolaire », affirme Manon Roussel.

Une personne importante

Au cœur du parcours de Sarah Dallaire se retrouve Sophie Gagnon, intervenante au Centre éducatif l’Abri de Port-Cartier. Cette dernière travaille avec Sarah depuis presque neuf ans. C’est elle qui en collaboration avec l’organisme le SEMO (services externes de main-d’œuvre) a œuvré à s’assurer qu’elle puisse poursuivre son travail à la Maison de la Famille de Port-Cartier en septembre.

Mme Gagnon se dit fière du chemin parcouru par Sarah durant toutes ces années. Ayant des difficultés de langage, Sarah a tout de même réussi à être automne explique l’intervenante.

« Pour ces jeunes, le moment où ils passent de l’école à la vie adulte en est un très important. Pour moi, voir quelqu‘un comme Sarah qui réussit à devenir automne malgré les difficultés qu’elle peut rencontrer, c’est un peu comme ma paye. C’est un bel accomplissement », indique Sophie Gagnon.

Elle avoue même que lors de la prochaine année scolaire, la présence de Sarah Dallaire va lui manquer.

Lindsey Vibert, directrice générale de la Maison de la Famille de Port-Cartier, explique que c’est avant tout en raison de l’excellent travail que Sarah accomplit que l’organisme a décidé de conserver les services de celle-ci.

« Sarah est une jeune fille brillante. C’est un vrai rayon de soleil. Elle représente très bien l’organisme et elle est capable de créer des liens avec les familles qui viennent nous voir », dit-elle.

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