Les judokas envahissent le conseil municipal et réclament un nouveau local  

Par Jean-Christophe Beaulieu 12:00 AM - 25 septembre 2018
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Plus de 150 personnes se sont déplacées pour venir faire pression sur le conseil municipal.

Plus de 150 personnes, de jeunes judokas et leurs parents, se sont rendues à la séance du conseil municipal lundi. L’objectif : faire aboutir le nouveau dojo, un dossier qui chemine depuis plus de 13 ans.

Présente depuis 1976 dans la communauté, l’Académie de judo de Sept-Îles est en attente d’un local fonctionnel depuis 2005. Jugeant l’attente suffisante, plus de 150 membres se sont présentés à la séance du 24 septembre. Ils ont rempli la salle et le couloir extérieur.

«Je suis content que vous voyiez ça, parce que votre salle est environ de la même grandeur que notre dojo. Ça ressemble pas mal à ça un entrainement de judo», a lancé d’emblée David Beaudin, entraîneur et directeur de l’Académie de judo de Sept-Îles.

Le local que M. Beaudin juge «vétuste» fait état de plusieurs problèmes. Sans aération ni d’accès d’eau, la salle est désuète et beaucoup trop petite. Il y a parfois jusqu’à 55 personnes en même temps dans le dojo. Les règles de sécurité prévoient toutefois un maximum de 23 judokas.

«Ça impacte directement la qualité des entrainements. Aujourd’hui, ce qu’on dit, c’est que c’est notre tour. On passe tout le temps deuxième après l’aréna, le complexe aquatique, ou encore la bibliothèque. Maintenant, c’est notre tour», a-t-il martelé.

Une académie de prestige

Le directeur a aussi affirmé vouloir profiter de l’occasion pour présenter l’Académie, méconnue par certains.

«C’est 12 000 élèves sur 51 années, c’est 250 membres actifs et 110 ceintures noires. C’est aussi 25 médailles en compétitions internationales, 150 dans des championnats canadiens. Nous sommes l’un des meilleurs clubs de développement au Canada, a-t-il expliqué.

«Mais l’Académie, c’est d’abord une école de vie et un organisme qui donne une visibilité incroyable à Sept-Îles. Aujourd’hui, on est ici pour vous démontrer qu’on a joué notre rôle. Maintenant, c’est au tour de la Ville de nous offrir une infrastructure à la hauteur de nos besoins. Va-t-on finalement l’avoir notre dojo?», a-t-il questionné en s’adressant aux conseillers.

La Ville s’engage pour cet automne

D’emblée, Réjean Porlier a souhaité rassurer les gens présents en insistant sur leur qualité d’ambassadeurs. Pour expliquer la lenteur du dossier, le maire de Sept-Îles a rappelé que la situation financière de la municipalité a été difficile ces dernières années.

«Une chose est certaine, ce n’est pas une question de volonté si ça a été long. Avec l’épisode de la contestation des taxes municipales par Cliffs, on avait bien des inquiétudes financières. Aujourd’hui, ça va mieux et l’on a reçu ce matin même l’analyse des besoins et disponibilités en plateaux sportifs», a-t-il confirmé.

L’analyse en question, réalisée par la Direction des loisirs de la Ville, sera étudiée par les conseillers. Ils «prendront le temps de le faire», mais le maire mentionne qu’ils sont déjà unanimes et que l’Académie aura son nouveau local.

«On est mieux positionné aujourd’hui qu’il y a un ou deux ans. On va amener les changements nécessaires dès cet automne», a-t-il spécifié

 

 

 

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