Patrimoine mondial de l’UNESCO: Québec incité à monter à bord du train

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 25 janvier 2017
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Le préfet de la Minganie, Luc Noël, le maire d’Anticosti, John Pineault et le chef d’Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho ont reçu l’appui de la CSN, mardi matin.

Selon le maire de l’île d’Anticosti et le préfet de la Minganie, Québec ne tarderait pas à donner son appui à une candidature de l’île au patrimoine mondial de l’UNESCO si elle n’avait pas de potentiel pétrolier.

«Définitivement, les pétrolières ont un lobby important au Québec», répond le préfet Luc Noël. Le maire John Pineault est du même avis. «Il y a la ville d’Arvida qui présente sa candidature et ils ont eu l’appui du gouvernement. Ça n’a pris qu’un appel. Il n’y a pas eu grandes analyses», a-t-il illustré en marge d’une conférence de presse annonçant l’appui de la CSN à la candidature d’Anticosti, mardi matin. «Le train est en marche, on invite le gouvernement à montrer à bord», mentionne Luc Noël.

La municipalité de l’île doit déposer son dossier d’ici vendredi au gouvernement fédéral, mais n’a toujours pas eu d’appui formel du gouvernement québécois. Du côté du ministère des Relations internationales, on indique que le dossier «est actuellement sous analyse». Le porte-parole du cabinet de la ministre Christine St-Pierre précise que «les propositions ne requièrent pas nécessairement de lettre de consentement» de la part de l’État.

Pour sa part, John Pineault explique que la municipalité «n’a pas nécessairement besoin de l’appui» de Québec, mais «on a besoin qu’il n’y ait pas d’objection». Si le gouvernement québécois s’objectait, «ce serait finit là», continue le maire. «Dans le cas du gouvernement du Québec, comme ils sont les propriétaires fonciers, l’île leur appartient. Il faut qu’ils soient d’accord.»

«C’est le gouvernement du Canada qui doit déposer cette candidature-là (à l’UNESCO), mais est-ce qu’il va vouloir passer par-dessus la tête du gouvernement du Québec? J’ai des doutes par rapport à ça», mentionne Guillaume Tremblay, président du conseil central Côte-Nord de la CSN. Ce dernier explique que la centrale syndicale exige un moratoire sur le développement de la filière des hydrocarbures au Québec depuis 2011.

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