ArcelorMittal: Travaux préparatoires à l’utilisation du gaz naturel

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 02 mai 2016
Temps de lecture :

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a annoncé officiellement le lancement du projet pilote à Port-Cartier en mars.

Présentement en arrêt planifié annuel, ArcelorMittal a profitera pour préparer six brûleurs au mazout à recevoir les équipements au gaz naturel en vue d’un projet pilote en collaboration avec Gaz Métro annoncé en mars. Les brûleurs devraient être alimentés en gaz naturel à l’automne.

La minière est présentement en plein cœur de son arrêt planifié annuel à son usine de bouletage de Port-Cartier, jusqu’au 14 mai. «C’est un grand ballet», image le porte-parole Mario Martin pour expliquer la complexité et le besoin de coordination de l’opération. «Chaque année, on arrête une ligne de production et on fait des travaux d’entretien majeur. Ça demande énormément de coordination», explique M. Martin. L’usine possédant deux lignes de production, l’entretien majeur des équipements se fait donc aux deux ans.

«Ces travaux-là, c’est essentiellement de l’entretien de nos équipements : en fournaises, des ventilateurs, changement de convoyeurs, de poulies, entretient sur le broyage de notre minerai et ce qu’on appelle l’enrichissement», explique le porte-parole. «C’est un entretien qui est très important, ça demande beaucoup de travailleurs», poursuit-il.

D’ailleurs, si une partie de l’usine ne produit pas de boulettes durant cet arrêt planifié, cela ne veut pas dire que les travailleurs se retrouvent au chômage. «Au contraire, ils font beaucoup d’heures», mentionne Mario Martin, en plus des nombreux sous-traitants spécialisés se trouvant sur le site.

Travaux préparatoires

Lorsque la ligne de production reprendra le 14 mai, l’usine ne sera pas encore alimentée en partie en gaz naturel. La minière profite toutefois de l’arrêt planifié pour installer les cages à brûleur. Les brûleurs en tant que tels seront installés plus tard, probablement cet automne. «C’est quand même toute une technologie», affirme M. Martin.

Six brûleurs de cette ligne de production seront équipés pour le gaz naturel dans le cadre du projet pilote conclu avec le gouvernement et Gaz Métro. Le projet pilote demandera un investissement total de 7 millions $, dont 4,5 millions $ proviennent du Fonds vert du gouvernement québécois. ArcelorMittal allonge 2 millions $ pour ce test, alors que Gaz Métro contribue à hauteur de 500 000$. Ce sont eux qui alimenteront par camion l’usine durant le projet pilote.

Partager cet article