Boucar Diouf: Rire et apprendre

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 30 octobre 2014
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Passionné par tout ce qui concerne les sciences, Boucar Diouf s’est intéressé à la reproduction humaine dans son troisième one man show, «Pour une raison x ou y», présenté le 1er novembre à la Salle Jean-Marc-Dion et le 2 novembre au Centre des arts de Baie-Comeau. Un moment riche en rires et en apprentissages à l’image de cet humoriste reconnu comme un excellent vulgarisateur.

«Dans tout ce que j’ai fait, j’ai ramené la science. Mon spectacle est basé là-dessus. J’ai construit un spectacle d’humour autour de la science. Je suis revenu à mes amours rimouskois. C’est basé sur un clin d’œil entre la science et le social», affirme celui qui a récemment effectué une sortie médiatique pour dénoncer des travaux de forage dans le golfe du Saint-Laurent à proximité de Cacouna durant la période de reproduction des bélugas.

Un sujet en or
En s’attardant à la reproduction humaine, l’humoriste aborde un sujet universel du point de vue biologique. «Un jour, mon fils m’a demandé : «D’où je viens?» J’ai trouvé que c’était là une excellente question. Par ce spectacle, j’ai essayé de lui fournir des explications d’une manière poétique. J’y parle de l’importance des molécules et de la sexualité. Tout cela est soulevé avec beaucoup d’humour. Il y a beaucoup d’autodérision», soutient-il.

Très bon orateur, Boucar Diouf a développé au fil des ans des talents de vulgarisateur hors du commun. «J’ai grandi dans la tradition orale. Ça fait partie de mon héritage sénégalais. Même si je suis père, ce spectacle n’est pas inspiré par ma paternité, explique-t-il. Le spectacle que je propose sort des sentiers battus. Partout où je me produis, je le fais à guichets fermés. Je constate que cette formule plait vraiment aux gens.»

De fortes racines
D’origine sénégalaise, l’artiste arrive à jeter un regard extérieur sur la culture québécoise à laquelle il s’est très bien adapté. Très irrité par le phénomène de la nouvelle instantanée, il croit que certains portent parfois une attention démesurée à des nouvelles sans importance.

«La télévision abrutit parfois ceux que l’écoutent, constate-t-il. Comme dans l’ensemble de la société, il faut faire attention à ce qu’on consomme et faire des choix éclairés.»

(Photo : courtoisie)

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