Plan Nord: la CRÉ souhaite maximiser les retombées économiques

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 14 février 2012
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Soucieuce d’avoir un retour sur les nombreuses ressources naturelles exploitées sur la Côte-Nord, la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Côte-Nord ont élaboré un concept afin que les communautés puissent bénéficier des investissements des grandes entreprises. Il reste toutefois à vérifier que la procédure souhaitée est légale.

Les élus de la Côte-Nord souhaitent que les grandes entreprises versent l’équivalent de 1% de leur investissement aux villes touchées et à la CRÉ, pour un fonds de diversification économique régionale et de relance pour les communautés en difficulté. Plus précisément, 0,8% irait à la ville où seraient faits les investissements, et 0,2% pour le fonds commun. Pour le vice-président de la CRÉ, Serge Lévesque, il faut «s’assurer que l’exploitation des ressources naturelles servent à tous».

«Nous connaissons un boum économique exceptionnel et nous voulons être solidaires envers les régions en difficultés», a expliqué le président de la CRÉ, Julien Boudreau. Selon lui, les élus peuvent exiger une maximisation des retombées économiques, en citant en exemple les ententes avec Hydro-Québec. D’autant plus que même les régions bénéficiant du boum sont dépendantes du marché mondial.
Concept à valider

Les élus se montrent confiants envers leur projet, mais il ne demeure qu’un concept. En plus de devoir préciser les règles (à partir de quand une entreprise est-elle considérée une grande entreprise, par exemple), la CRÉ doit valider «les aspects légaux, comptables et corporatifs». «Le gouvernement devra être partenaire du projet», a d’ailleurs précisé le vice-président.

Pour le moment, aucune entreprise n’a été approchée avec ce projet et la CRÉ ne s’est pas donné d’échéancier précis pour la mise en place de cette redevance. «La Côte-Nord a été proactive», souligne tout de même Serge Lévesque. Le président, de son côté, renchérit sur son collègue, alléguant que les élus ont fait ce qu’il fallait pour un développement durable.

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