Trou noir : les centres locaux d’emploi dans la solution

Trou noir : les centres locaux d’emploi dans la solution

Le maire Réjean Porlier et le ministre de l’Emploi François Blais en point de presse,

Crédit photo : Le Nord-Côtier

Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale s’est déplacé à Sept-Îles ce vendredi pour annoncer des mesures concernant le trou noir. Il a indiqué que c’est par le biais des centres locaux d’emploi que les travailleurs saisonniers seront soutenus. Il a aussi reconnu l’importance de l’économie du travail saisonnier pour le Québec et le besoin d’aider les travailleurs.

Le trou noir est un problème qui touche plusieurs régions, dont la Côte-Nord. Il est vécu par ces travailleurs saisonniers qui n’ont pas l’occasion d’accumuler suffisamment de semaines pour avoir du chômage tout au long de l’année. Dans son budget, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il n’y aurait pas de modifications au programme d’assurance-emploi. Il demande plutôt aux provinces de prendre en charge la situation et de trouver des solutions.

Pour ce faire, il a accordé 6,4 millions $ afin de trouver des façons de compenser les familles aux prises avec le trou noir. «Ces sommes, nous allons les dédier par le biais des centres locaux d’emploi (CLD). Je demande dès aujourd’hui aux personnes touchées par la problématique d’entrer en communications avec les CLD», a déclaré le ministre François Blais.

Il a précisé que le gouvernement provincial ne pourra pas donner un financement direct aux travailleurs saisonniers comme le ferait le programme d’assurance-emploi, mais qu’il offrira des formations générales ou spécifiques, en lien à leur métier ou non. «Ça va leur permettre de recevoir des prestations à un niveau comparable, et même supérieur parfois, aux montants qu’ils recevaient avant de perdre leurs prestations», a-t-il affirmé.

Table de travail

Conjointement avec le maire Réjean Porlier, M. Blais y est allé d’une deuxième annonce, soit l’intention de mettre sur pied une table de travail sur l’enjeu du trou noir. Celle-ci commencera dans les prochaines semaines. «Il y aura un comité central de coordination et quatre pattes à cette table, une dans chaque région touchée par la problématique». Avec cette initiative, le ministre souhaite trouver une façon de régler définitivement le problème. Un rapport devrait d’ailleurs être terminé pour l’automne prochain. «Dans un contexte où il y a une relative rareté de la main-d’œuvre dans plusieurs secteurs, le gouvernement du Québec veut soutenir le travail saisonnier. Ces emplois font partir de notre économie, ils sont importants. On doit simplement trouver une façon d’assurer leur pérennité», a-t-il mentionné.

Le maire Porlier rassuré

Avec la venue du ministre Blais, le maire de Sept-Îles avait deux préoccupations. «Prendre soin des gens qui sont dans le trou noir ou qui vont s’y retrouver bientôt. Et je souhaitais aussi que le gouvernement reconnaisse que le travail saisonnier est important. Je suis satisfait», a déclaré Réjean Porlier.

Selon lui, cela ne profite à personne lorsque les différents paliers de gouvernement «jouent à la chaise musicale». «Aujourd’hui, j’ai l’impression de voir la lumière au bout du tunnel. J’ai compris qu’il y aurait beaucoup de flexibilité au niveau d’Emploi Québec. Elles existent les solutions et le fédéral devra aussi être au rendez-vous».