Un ange tombé du ciel pour les sinistrés de la rue Giasson

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Par Fanny Lévesque
Un ange tombé du ciel pour les sinistrés de la rue Giasson

Marie-Ève Poulin, une jeune mère de Sept-Îles, a mis en branle une cueillette de dons et de biens matériels pour venir en aide à une famille dans le besoin, qui a tout perdu dans l’incendie qui ravagé un immeuble à logements de la rue Giasson, samedi.

Marie-Ève Poulin suivait comme plusieurs l’évolution du brasier sur les réseaux sociaux. «Je voyais des gens qui commentaient, qui lançaient l’idée de créer une page Facebook pour aider, mais personne n’agissait», a raconté la jeune femme d’une trentaine d’années. «Alors, j’ai décidé de le faire, de m’embarquer là-dedans».

Rapidement, les abonnés se sont multipliés sur la page «Sinistrés rue Giasson» pour la dizaine de locataires touchés. Mais, l’offre a vite dépassé la demande puisqu’aucun des sinistrés n’a répondu à l’invitation de Mme Poulin, lancée sur la page. «Je ne les connaissais pas, j’avais demandé qu’ils ou des proches se manifestent, mais personne ne l’a fait», a-t-elle expliqué.

Marie-Ève Poulin s’est tournée vers la Croix-Rouge qui a pu la mettre en lien avec la seule famille qui avait sollicité une aide d’urgence, un couple avec leur fille de 10 ans. «On a pu fournir une liste de ce dont ils avaient besoin et mieux gérer les dons», souligne-t-elle. «Au début, la dame n’y croyait pas, elle a eu les larmes aux yeux, elle était vraiment touchée».

Une vague de solidarité
La Septilienne a pu bénéficier d’un local pour recevoir les meubles. Des gens ont aussi offert de transporter les biens gratuitement, d’autres ont donné des cartes-cadeaux d’épicerie. «Ils y en a qui sont venus porter des trucs pour la petite fille, des ensembles pour le bain, une boite à lunch avec des surprises, j’ai trouvé ça fin».

Pour l’heure, Mme Poulin recherche toujours un ensemble laveuse-sécheuse, une cuisinière et un ensemble de chambre à coucher pour l’enfant.

Mme Poulin s’est donnée jusqu’à vendredi pour recueillir les dons. «Ils sont pas mal pratiquement remeublés, ils ont tout perdu, ils sont sortis qu’avec les vêtements qu’ils portaient, raconte-t-elle. Ça m’a touchée, j’avais du temps et j’ai simplement voulu aider. Ça peut arriver à n’importe qui.»

Le service de sécurité incendie de la Ville de Sept-Îles poursuit son enquête pour déterminer la cause de l’incendie, qui a fait rage dans l’immeuble de six logements. Au total, 36 pompiers ont été mobilisés pour éteindre le brasier, qui a été contrôlé vers 20h30, samedi. L’hypothèse d’un geste criminel a été écartée par la Sûreté du Québec. Selon les premières estimations, le bâtiment serait une perte totale.

(Photo : Le Nord-Côtier)

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