Un an après sa réélection, Réjean Porlier a les coudées franches

Un an après sa réélection, Réjean Porlier a les coudées franches

«Mes réalisations, en réalité, je les fais au jour le jour. Il y a toujours un nouveau dossier sur mon bureau», affirme Réjean Porlier.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

Réjean Porlier est clair, sa réélection comme maire de Sept-Îles l’an dernier avec 57% des votes lui a permis d’avoir les coudées franches afin de faire avancer de multiples dossiers. Outre la réforme de DÉSI, les rencontres citoyennes et le rapprochement avec Uashat mak Mani-Utenam, sa «mission» aura surtout été de renverser le discours économique morose et d’instaurer les conditions gagnantes au développement.

À l’élection municipale de 2017, un enjeu en particulier avait été mené de front par Réjean Porlier: la réforme de la corporation municipale de développement économique.

«Je ne sentais pas qu’il y avait un réel partenariat entre le conseil et DÉSI. Un an plus tard, la gouvernance est plus dynamique, on laisse rentrer les nouvelles idées et on se donne la chance d’explorer autre chose», soutient-il, se disant confiant pour la suite.

Réjean Porlier dit sentir que la vapeur se renverse progressivement quant au discours ambiant de morosité économique à Sept-Îles. C’est d’ailleurs une mission qu’il s’est donnée en tant que maire pour son deuxième mandat.

«Il faut combattre ça pour instaurer les conditions gagnantes au développement économique. Les gens embarquent dans le nouveau discours, je sens que ça marche de plus en plus. Les messages négatifs, les gens qui se plaignent… on en entend encore, mais c’est une mentalité, une culture», admet-il.

«C’est d’essayer de développer une fierté, le goût de se relever les manches et de voir les opportunités. On incite les gens à investir ici de cette manière. Renverser la vapeur, c’est une mission que je me suis donnée et à laquelle de plus en plus de gens adhèrent», renchérit-il.  

Inverser la tendance démographique

Le maire de Sept-Îles se concentre désormais à faire augmenter la population, admettant d’entrée de jeu qu’il n’y a pas de recettes miracles pour ce faire. Ce n’est certainement pas en se contentant d’attirer une grosse entreprise affirme-t-il.

«Qu’est-ce qui ferait que quelqu’un parte de Québec ou de Drummondville pour venir à Sept-Îles? Ce n’est pas seulement en créant de l’emploi, parce que des problèmes de main d’œuvre, il y en a partout. Si on ne travaille pas sur tous les éléments, on n’y arrivera pas», soutient-il.

L’un de ceux-ci est sans équivoque le logement selon lui. Il est primordial qu’une personne puisse se loger à Sept-Îles à un prix abordable, peu importe son salaire.

«On a toujours été dans le même cercle vicieux : la grande entreprise s’installe, va bien, augmente et puis on vide nos PME. Comment on change ce pattern? Il y a des gens qui aiment mieux travailler dans les PME, mais s’ils ne sont pas capables de se loger à un coût abordable, tu viens de leur donner leur première raison de changer d’emploi pour améliorer leur sort. Il faut qu’on ait un logement à prix abordable pour chaque classe de la société», avance M. Porlier, indiquant avoir désormais quelqu’un qui travaille activement dans le dossier.

Bilan et plans futurs

Questionné sur ses réalisations après un an, il admet ne pas avoir fait de promesses à son entrée en poste.

«Mais j’avais parlé du taux de taxation que je souhaitais maintenir à 2% et on y est jusqu’à maintenant. Aussi, maintenant que les rencontres citoyennes par secteur sont amorcées, je compte bien garder le cap à ce niveau. Même chose pour les rapprochements avec la communauté autochtone», dit-il.

Outre la Table entrepreneuriale, le maire croit avoir réussi à faire de la Ville un partenaire pour les entrepreneurs locaux. L’accompagnement est désormais plus «personnalisé» selon lui.

Il pense aussi avoir bien géré les fonds publics de la municipalité, en respectant le cadre financier qu’il a mis sur pied.

À plus long terme, c’est l’achèvement de la 138 et l’approvisionnement en gaz naturel qui seront importants pour la région, convient-il.