Les plateaux sportifs et l’ancienne piscine alimentent les discussions

Les plateaux sportifs et l’ancienne piscine alimentent les discussions

L'espace de l'ancienne piscine municipale suscite les discussions à la Ville de Sept-Îles.

Crédit photo : Archives

Le dossier de l’ancienne piscine municipale a refait surface lundi soir au conseil municipal. L’échevin Michel Bellavance a abordé le refus de la demande de subvention pour l’aréna ainsi que le manque de plateaux sportifs. Le directeur général, Patrick Gwilliam, a avancé que le dossier progressait.

La municipalité est consciente du manque de plateaux, notamment pour les sports fixes (judo, karaté, gymnastique) «qui sont mal desservis», a mentionné en entrevue M. Gwilliam. La direction considère cependant tous les sports. 19 organismes ont d’ailleurs été approchés.

Le dossier de l’ancienne piscine, délaissée depuis un peu plus de deux ans avec l’ouverture du Complexe aquatique, alimente les discussions. Sa démolition se chiffrait à près d’un demi-million. La première vision pour transformer le lieu en plateau sportif était évaluée à près de 2,4 millions de dollars. La Ville a refait ses devoirs «pour un montant d’investissement raisonnable pour une palestre supplémentaire».

«C’est pour ça qu’on voit une opportunité, c’est un espace vide. On travaille intensément sur le dossier depuis quatre mois, mais ce sont les mêmes personnes qui dirigent les différents projets. On y va d’une analyse complète, on la peaufine. On fait ça à l’interne et on présentera ça au conseil. Il faut prendre le temps de bien faire les choses, se faire une tête. Il y a plusieurs éléments autour du dossier, dont certaines choses qu’on ne peut pas dire», a indiqué le directeur général, qui a également parlé d’espaces de stockage pour les organismes sportifs dans les options.

Dans ses devoirs, la Ville parle d’optimiser les plateaux actuels, notamment au niveau des horaires, dossier sur laquelle elle entend se pencher dans les prochains mois.

À l’Académie de judo?

Questionnée à savoir si l’espace de l’ancienne piscine devrait revenir à l’Académie de judo, qui en fait la demande depuis quelques années, la direction générale a mentionné être en contact avec l’organisme.

«C’est clair, le judo n’est pas à la bonne place (dojo du Centre socio-récréatif). C’est trop petit pour leurs besoins et ce n’est plus sécuritaire. Ils doivent déménager et c’est le conseil qui décidera où», a souligné Patrick Gwilliam, alléguant que l’option de l’ancienne piscine figure dans les possibilités.

Dossier «aréna»

Le dossier du nouvel aréna (deux glaces), dont la Ville a essuyé un refus de demande de subvention dernièrement, a aussi fait partie des discussions. Un nouveau programme d’infrastructures Québec/Canada serait mis en place prochainement. Il ne reste qu’à la municipalité à attendre les modalités pour faire ses devoirs. «On est prêt», a lancé M. Gwilliam.

Les élections à venir dicteront aussi le dossier. «On va cogner aux portes et travailler avec le politique en place».

Le directeur général soutient cependant qu’il y a une mobilisation à faire de la part des utilisateurs des glaces. «Ce qui transperce dans les médias, c’est que le besoin est celui d’un complexe multisports et non un aréna. Le message à passer doit venir des utilisateurs», a-t-il dit.

Même si la priorité est le nouvel aréna, il concède que le dossier d’un complexe multisports est aussi sur la table. Un plan de match serait fait pour qu’il soit annexé par la suite au nouvel édifice. «Le problème de palestre s’avère cependant plus criant», a-t-il rappelé.

Le milieu scolaire de la région donnera certainement un coup de pouce aux sportifs avec la construction en cours d’un gymnase double à l’école Manikanetish et le projet d’un nouveau gymnase à l’école Monseigneur-Blanche.