La tutelle s’achève à Baie-Trinité

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Par Steeve Paradis
La tutelle s’achève à Baie-Trinité
Le directeur général Frédérick Lee et le maire Étienne Baillargeon, deux hommes heureux de tourner la page sur la tutelle de Baie-Trinité, qui aura duré 21 mois.

Après 21 mois de tutelle de la Commission municipale du Québec (CMQ), les élus de Baie-Trinité sont sur le point de reprendre les rênes de la localité. En effet, la tutelle en place depuis le 30 janvier 2018 prendra fin le 4 novembre.

« C’est évidemment une très bonne nouvelle », a été le premier commentaire du maire Étienne Baillargeon, en place depuis juin 2019. « La tutelle avait sa raison d’être, c’est maintenant le temps de passer à une nouvelle étape. »

Depuis le début de la tutelle, la Commission municipale se réservait de nombreux pouvoirs, dont l’approbation de chacune des décisions du conseil municipal, l’autorisation de tous les chèques et la fixation du taux applicable pour les taxes municipales.

« Il fallait redresser la barre, d’ajouter le maire. Mais la tutelle, ce n’est pas quelque chose qui me stressait car les choses suivaient bien leur cours et tout le monde, autant les employés que les élus, a mis la main à la pâte. »

Sur ce point, M. Baillargeon tient particulièrement à souligner le travail de Frédérick Lee, le directeur général du village, et du précédent maire par intérim, Serge Lestage. « M. Lestage a abattu de la très grosse ouvrage, particulièrement au niveau financier, en devant retracer des papiers datant de plus de cinq ans », a-t-il lancé.

De déficit à surplus

La tutelle de la CMQ a été marquée par un redressement spectaculaire des finances de Baie-Trinité, passant d’un déficit de 229 500 $ en janvier 2018 à un surplus de 136 000 $ 11 mois plus tard, soit au 31 décembre.

Un nouveau directeur général, M. Lee, a aussi été embauché après deux essais infructueux de deux candidats et la démission en décembre 2017 du précédent secrétaire-trésorier, Gérald Jean, sévèrement blâmé par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire pour « l’état de chaos et de désorganisation totale » de la gestion municipale.

Pour le juge administratif Alain R. Roy, responsable de la tutelle, la fin de cet épisode représente « l’aboutissement d’un processus difficile mais qui a mené à des résultats tangibles, grâce à l’implication des élus municipaux et de la direction générale de la municipalité ».

« Ma vision, c’est qu’on s’en va par en avant. On sait ce qui s’est passé et on ne veut pas y retourner », a conclu le maire Baillargeon.

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