La nuit des sans-abri : une activité de sensibilisation à l’itinérance tenue à Sept-Îles

Photo de Éric Martin
Par Éric Martin
La nuit des sans-abri : une activité de sensibilisation à l’itinérance tenue à Sept-Îles
Les membres du comité organisateur de la nuit des sans-abris. Photo

Des représentants de divers organismes communautaires unissent leur force pour l’organisation de la nuit des sans-abri, le 18 octobre, de 19 h à 23 h, sur le terrain du Musée Shaputuan où un grand chapiteau sera installé. Il est à noter que cet élan de solidarité se déroule également en simultané dans une quarantaine de municipalités au Québec.

Sous ce grand chapiteau, des spectacles musicaux seront présentés en alternance. Parmi les artistes et groupes que les gens pourront apprécier en prestation, on retrouve Maten, JAB et Kacendre Beaudin pour ne nommer que ceux-ci.

Même si l’horaire de cette soirée est déjà établi, les organisateurs de l’événement insiste sur le fait que tout se déroulera en toute convivialité et qu’une très grande place sera laissée à l’improvisation.

Un exercice important

Directeur général au Transit, David Lebœuf accorde une très grande importance à cette activité de sensibilisation qui permet aux gens de mieux comprendre ce que vivent les itinérants qui se retrouvent à devoir dormir dans la rue.

« Ici sur la Côte-Nord, cette problématique est très souvent cachée. Des gens se retrouvent sans domicile fixe pour diverses raisons. Plusieurs en viennent à devoir coucher sur un divan chez des amis. Une situation temporaire qui parfois s’éternise malheureusement », lance-t-il.

Un aussi long délai peut s’expliquer par le fait que la plupart des propriétaires obligent leur éventuel locataire à passer une enquête de crédit. Sans pour autant les blâmer d’agir ainsi, M. Lebœuf s’explique mal qu’il soit plus facile de faire l’achat d’un véhicule au deuxième ou troisième crédit que d’avoir un toit sur la tête.

Différents contextes de vulnérabilité

Au cours des dernières années, le visage de la pauvreté a beaucoup changé. À titre d’exemple, David Lebœuf fait référence à un couple de classe moyenne dont l’un des deux membres se retrouve à la rue à la suite d’une séparation. Il en va de même pour un employé au salaire minimum ou d’un travailleur dans une PME ou une grande entreprise lorsque survient une perte d’emploi inattendue.

« Le coût de la vie ne suit pas nécessairement l’augmentation du salaire.  Cela oblige certaines personnes à devoir revoir leur mode de vie à la baisse. Elles ne sont pas toujours prêtes à faire un tel sacrifice. Ce ne sont pas tous les gens qui ont un plan b», soulève celui qui démontre une réelle solidarité à la cause. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’il s’est déjà retrouvé en situation de vulnérabilité.

Pour l’organisation de cette nuit des sans-abri, une collaboration est effectuée avec la communauté innue qui représente pas moins de 35% des utilisateurs de la ressource d’hébergement Transit Sept-Îles, selon M. Lebœuf.  Une donnée assez surprenante si l’on prend en considération la provenance des citoyens de Sept-Îles et des environs. Une clientèle qui ne se doit pas d’être négligée. C’est pour cette raison que le discours d’ouverture se fera en français et en innu.

L’union fait la force

Il est à noter que le comité organisateur de cette activité de sensibilisation à l’itinérance est composé de représentants de l’Âtre, de Transit Sept-Îles, du centre d’intervention Le Rond-Point, du CISSS Côte-Nord, du Musée Shaputuan, du Centre d’amitié autochtone, de Recyk & Frip, d’Équijustice Côte-Nord, de Droits et recours en santé mentale et des travailleurs de rue pour les jeunes.

Partager cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
  S'abonner  
Me notifier de