Fouilles archéologiques sur l’île Nue: L’étude des objets trouvés se poursuit

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Par Éditions Nordiques
Fouilles archéologiques sur l’île Nue: L’étude des objets trouvés se poursuit
Pour mener des fouilles archéologiques dans le même secteur l'automne dernier, Jean-Christophe Ouellet avait pu compter sur l’aide de membres de la communauté autochtone d’Ekuanitshit.

Plus de 5 000 objets ont été trouvés lors des fouilles archéologiques dirigées par l’archéologue, Jean-Christophe Ouellet, sur l’île Nue au cours du mois de septembre dans le cadre du programme de recherche archéologique d’Ekuanitshit. Des trouvailles qui permettront d’en savoir plus sur l’occupation autochtone avant l’arrivée des Européens au 16e siècle.

D’entrée de jeu, Jean-Christophe Ouellet indique que la plupart des objets trouvés à la suite de ces fouilles archéologiques sont en pierre taillée. «Ce sont là des outils qui étaient surtout utilisés pour la chasse. On a aussi trouvé les déchets que génère leur confection. Le plus intéressant demeure les ossements d’animaux qui nous permettent de mieux comprendre le mode de vie autochtone et prédire les déplacements sur ce territoire en fonction des saisons», avance-t-il.

Il faut rappeler qu’à cette époque, les produits de la chasse constituaient la principale source de subsistance des autochtones qui se sont installées sur l’île Nue. «Avant ces recherches, on se doutait bien que les gens vivaient principalement des ressources sur le littoral. Cependant, nous n’avions pas de données abondantes à ce sujet, explique-t-il. Ce qu’on a récolté nous permettra de savoir si nos prédictions étaient justes. Nous sommes convaincus qu’il fallait un incitatif pour que les gens soient amenés à s’y installer.»

Des analyses approfondies

À la suite de ces recherches effectuées sur le terrain, les objets trouvés seront analysés par l’anthropologue et divers spécialistes afin d’obtenir des informations plus précises qui permettront de jeter les conclusions à un rapport qui sera fourni à la communauté d’Ekuanitshit et à Parcs Canada.  «On pourra savoir quelles sont les principales espèces chassées par les autochtones à cette époque. Ça vient aussi confirmer davantage le moment d’occupation du territoire», renchérit-il.

L’anthropologue confirme que ce programme de recherche archéologique se poursuit d’ici 2018 et que d’autres îles seront visitées pour élargir les horizons des chercheurs. Des compléments d’information qui viendront confirmer ou infirmer les données obtenues quant à l’occupation autochtone durant cette période historique qu’est la paléohistoire.

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