ArcelorMittal relance son projet d’usine de bouletage

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Par Nicolas Dupont
ArcelorMittal relance son projet d’usine de bouletage

ArcelorMittal Canada a confié un mandat à une lobbyiste afin qu’elle entreprenne des démarches « en ce qui concerne un projet d’agrandissement de l’usine de bouletage de Port-Cartier sur la Côte-Nord ». Le projet de deuxième usine à Port-Cartier avait été annoncé en grande pompe en 2011 par le premier ministre de l’époque, Jean Charest.

Février 2011, Jean Charest lançait officiellement le Plan Nord par l’annonce d’un projet phare. ArcelorMittal comptait investir plus de deux milliards afin de doubler sa production. Le projet comprenait entre autres la construction d’une deuxième usine de bouletage à Port-Cartier.

Le 25 octobre passé, un nouveau mandat a été inscrit au registre des lobbyistes du Québec pour Stéphanie Napky Couture.

« Démarches d’informations auprès de titulaires de charge publiques en ce qui concerne un projet d’agrandissement de l’usine de bouletage de Port-Cartier sur la Côte-Nord. Ce projet n’est pas assez élaboré à ce jour pour déterminer quel sera le montage financier. Une partie publique sera toutefois envisagée (subvention, prêt, tarif préférentiel d’électricité, etc). Le nom du programme et le montant du financement sont inconnus. Les sommes recueillies serviront principalement à la construction de la nouvelle usine. »

En effet, le bruit court à Port-Cartier que l’entreprise a bel et bien l’intention de relancer le projet. Le président de la Chambre de Commerce de Port-Cartier, Michel Gignac, l’a mentionné hier lors d’une rencontre d’information publique.

« Ça va être un gros défi pour la Chambre de commerce l’an prochain. Nous allons devoir être derrière la compagnie pour lui faciliter la tâche. Il faut que nos grands donneurs d’ordre sentent qu’on les appuie si on veut que ça se réalise. Et si on veut du développement, ça va prendre du gaz naturel au même prix que dans le reste de la province », a-t-il ajouté.

De son côté, le porte-parole de la minière, Nicolas Dalmau, précise que le projet n’en est qu’à ses premiers balbutiements. « C’est loin d’être un projet concret. Dès qu’on parle au gouvernement de projet, on doit l’inscrire au registre des lobbyistes. Ça pourrait éventuellement devenir plus concret, mais ce serait prématuré d’en parler pour le moment », a affirmé M. Dalmau.

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