Les paramadics encore plus perturbateurs avec leur nouvelle grève

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Par Sylvain Turcotte 12:00 PM - 16 mars 2022
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Une partie du personnel-cadre devra contribuer au maintien des services essentiels en prenant la route pour au moins quatre heures par semaine, question de remplacer des grévistes.

Les paramédics de la Côte-Nord affiliés à la CSN (Sept-Îles, Port-Cartier et Blanc-Sablon) sont en grève depuis 6h en ce 16 mars. Ils qualifient leurs moyens de pression de perturbateurs.

En grève de la mi-juillet de 2021 jusqu’à la fin février, ils ont déclenché, comme prévu, une nouvelle grève légale « la plus perturbatrice de l’histoire du secteur préhospitalier au Québec. »

Aux moyens de pression qui étaient déjà en place, avec la non-exécution de plusieurs tâches, les paramédics exerceront une pression supplémentaire dès maintenant pour que les choses bougent alors qu’ils sont sans convention collective depuis le 31 mars 2020.

À la suite de la décision du Tribunal administratif du travail rendue lundi, une partie du personnel-cadre devra contribuer au maintien des services essentiels en prenant la route pour au moins quatre heures par semaine, question de remplacer des grévistes.

Demandes

Les travailleuses et les travailleurs du secteur préhospitalier réclament un redressement salarial pour assurer l’équité avec les autres emplois des secteurs de la sécurité publique et hospitalier. Ils veulent que des solutions soient trouvées pour leur permettre de terminer leur quart de travail à l’heure et de manger à l’heure prévue.

Les paramédics réclament aussi l’élimination des horaires dits de faction, des horaires de travail désuets en vertu desquels ils sont sur appel 24 h sur 24 durant sept jours consécutifs.

Rien n’a bougé

« Ce n’était pas notre premier choix de déclencher cette grève, rappelle le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon. Près de deux ans après l’échéance des conventions collectives, presque rien n’a bougé. C’est pour ça qu’aujourd’hui on y met tout ce qu’on peut. Nous savons que ce sera difficile. Les représentants patronaux ont tout tenté pour convaincre le TAT de ne pas nous accorder ce moyen de pression concernant le travail des cadres. »

M. Gagnon soutient qu’il y a une façon pour faire lever la pression, c’est que les parties se retrouvent à la table de négociation. « Nous avons deux journées de rencontres en conciliation dans les prochains jours. Nous ne pouvons qu’espérer que la partie patronale ait enfin les mandats! »

« C’est bien parce que notre travail est essentiel pour la population que le tribunal limite les moyens de pression que nous pouvons exercer, enchaîne Jean Gagnon. Il serait grand temps que le gouvernement fasse preuve de plus de respect et qu’il fasse de notre négociation un dossier prioritaire. »

Pour ce qui est des paramédics de la Minganie, qui se sont récemment affiliés à la CSN, ils pourront se joindre au mouvement de grève quand se conclura leur convention le 1er avril.

  

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