Le CISSS se tourne vers le numérique pour recruter

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 04 Décembre 2018
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infirmières

Le PDG du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord, Marc Fortin (à droite), pose en compagnie du nouveau directeur des ressources humaines, Marc Brouillette, en poste depuis le 3 décembre.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord se tourne vers le numérique dans l’espoir de recruter de nouveaux employés afin de pourvoir ses 338 postes vacants.

Une campagne de recrutement d’une durée de huit semaines a été lancée le 3 décembre. Dans les faits, elle couvrira deux semaines en décembre, soit jusqu’au 17. Après les fêtes, elle reprendra en force le 7 janvier pour se terminer le 17 février.

« On rentre dans la modernité. On fait différemment que ce qu’on faisait pour avoir de nouvelles candidatures », a lancé le président-directeur général du CISSS, Marc Fortin, lundi, lors du lancement de la nouvelle offensive. Découlant du sommet sur la pénurie de main-d’œuvre tenu à Sept-Îles en avril dernier, elle est réalisée grâce à un budget de 110 000 $.

L’objectif du CISSS est d’accumuler 20 000 clics pendant la campagne. Avec un tel résultat, la confiance est grande que ça se répercute en postes comblés.

La campagne s’orchestre autour de slogans et de concepts visuels propices à capter l’intérêt en faisant ressortir les beautés naturelles de la région et la qualité de vie qu’elle offre. On peut penser à des expressions comme « Sauver des vies. Et profiter de la sienne », « Chasser des maladies la semaine. Et l’orignal la fin de semaine. » ou encore « Voir ses patients. Et des aurores boréales. ».

Microsite convivial

Un microsite Web est en ligne depuis lundi afin de présenter les offres d’emploi et inciter les visiteurs à postuler. Il se veut convivial afin de pouvoir y naviguer rapidement à partir d’un cellulaire.

Une fois que les personnes auront exprimé leur intérêt pour un poste en laissant leur adresse courriel, des suivis serrés seront assurés par le personnel de la direction des ressources humaines. D’ailleurs, trois nouveaux postes d’agents de dotation s’ajouteront sous peu aux cinq déjà existants. En comptant les deux agents de recrutement médical en poste, ce sera 10 personnes à temps complet qui consacreront leurs énergies à lutter contre la pénurie de personnel, a insisté M. Fortin.

Le manque de main-d’œuvre dans le réseau de la santé et des services sociaux est loin de se résorber sur la Côte-Nord. Il s’amplifie même et cela vaut pour l’ensemble du Québec, où le nombre de postes vacants dans le domaine a bondi de 40 % en un an, selon le PDG.

L’été 2017 avait été difficile en région, mais l’été 2018 a été pire, a rappelé M. Fortin. Pour éviter des ruptures de services, le CISSS a même accepté de payer à temps double (et non à temps et demi) des employés requis pour du temps supplémentaire obligatoire. « J’ai peur pour l’été qui s’en vient », a admis le PDG. Il a cependant ajouté que le CISSS travaille d’arrache-pied pour attirer de nouveaux employés et fonde beaucoup d’espoir dans la campagne de recrutement qui s’amorce.

Même si la campagne dure huit semaines, l’établissement ne se donne pas d’objectifs de postes comblés ou d’échéancier pour y parvenir. « C’est un travail de longue haleine », a laissé tomber M. Fortin.

Différents secteurs

Les 338 postes à pourvoir représentent 11,5 % de l’ensemble de 2 950 postes existants au CISSS. La pénurie ne touche pas que les infirmières ou les préposés aux bénéficiaires, même si on entend davantage parler de ces deux titres d’emploi.

Il manque notamment de pharmaciens, d’agents administratifs ou même d’es employés généraux, tels que des mécaniciens. Chez les psychologues, c’est 14 postes qui sont vacants.

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