Loups à Moisie : l’inquiétude persiste chez les résidents

Par Jean-Christophe Beaulieu 12:00 AM - 25 avril 2018
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Sabrina Gravel, propriétaire du Ranch des Daltons avec Danielle Lavigne.

La problématique des loups persiste dans le secteur de Moisie et des Plages. Considérant que la Faune ne leur propose pas de solutions adéquates, plusieurs citoyens sont venus interpeller le conseil municipal. La Ville a répondu qu’elle tentera d’obtenir des permis spéciaux pour se débarrasser des bêtes.

Suite à l’attaque survenue la semaine dernière à la Ferme Cœur-Corico à Moisie, où un chien avait été tué, des citoyens demandent des solutions à la Ville. Ils étaient plusieurs à assister à la séance du conseil municipal du 23 avril.

Sabrina Gravel, copropriétaire du Ranch des Daltons, se désole du manque d’action du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

«La Faune nous dit qu’ils veillent à la sécurité des animaux et d’appeler plutôt la Sûreté du Québec. Les policiers nous renvoient à la Faune. Là, on vient vous demander votre aide», a-t-elle expliqué.

Garder les enfants à la maison

En 20 ans, Mme Gravel assure ne jamais avoir eu de problèmes avec des loups. Or, depuis septembre dernier, ils auraient été vus régulièrement. Comme les autres citoyens venus interpeller la Ville, elle croit qu’il faudrait abattre les bêtes, ce que le MFFP ne peut pas faire.

«La Faune nous répond de garder les enfants à la maison ou de déménager si on ne veut plus rester en zone forestière. Mais des loups ont été vu à Mani-Utenam, dans les rues de Moisie, à Place de la Boule. Il y a trois semaines, ils étaient à Plage Lévesque. Ils ont suivi un enfant. Est-ce que la Faune attend qu’ils mangent un enfant pour réagir», a-t-elle demandé.

Des permis spéciaux

Devant les inquiétudes des citoyens, le maire Réjean Porlier a dit comprendre que le problème ne se réglera pas de lui-même.

«On va regarder avec l’association des trappeurs s’il est possible de faire quelque chose avec eux», mentionnait-il.

Le directeur général de la municipalité a assuré quant à lui avoir «mis de la pression» sur le MFFP, leur demandant d’être plus vigilants et davantage présents sur le territoire.

«La chasse au loup, permise avec un permis de petits gibiers, est fermée depuis le 15 avril. On va vérifier d’autres alternatives, s’il n’est pas possible d’avoir des permis spéciaux»,  a affirmé Patrick Gwilliam.

 

 

 

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