Prix littéraire des collégiens: Fabien Roy s’illustre au provincial

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 27 avril 2017
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Fabien Roy interagit ici avec d’autres élèves de niveau collégial au Prix littéraire des collégiens. Une expérience, dont il ne retire que du positif.

Étudiant au Cégep de Sept-Îles en Techniques de l’informatique, Fabien Roy a été choisi comme co-porte-parole du jury national du Prix littéraire des collégiens, les 6 et 7 avril dernier au Salon du livre de Québec. Une distinction qui permet de conclure qu’il a réussi à défendre avec brio le roman «Le poids de la neige» de Christian Guay-Poliquin devant un jury d’expert en littérature.

Éric Martin

Il est important de préciser que ce deuxième roman de Christian Guay-Poliquin figurait dans une courte liste de cinq livres choisis par le jury du Prix littéraire des collégiens. À la suite de cinq rencontres, le choix d’un comité local formé d’étudiants du Cégep de Sept-Îles s’est arrêté sur cet ouvrage pour diverses raisons.

«On a débattu tous ensemble de ces cinq livres avant de faire un choix de groupe. C’était une discussion ouverte. Ce n’est pas pour rien qu’il a été choisi,  j’ai constaté que cet ouvrage était apprécié par près du tiers des cégeps. De mon côté,  je l’ai adoré, car on s’attaque habilement à un mythe. Cette nouvelle relation père-fils qui s’établit entre les deux personnages principaux contre leur gré m’a plu. C’est très humain. Ça m’a beaucoup interpellé. Son contenu est aussi très nordique», explique Fabien Roy.

D’entrée de jeu, ce lecteur assidu n’hésite pas à souligner la qualité de la littérature québécoise. «Notre culture littéraire est très riche. Je ne l’avais pas réalisé au départ. Les gens qui prétendent le contraire en ont une très grande méconnaissance. Bien sûr, j’ai mes préférences. J’aime tout ce qui concerne la psychologie humaine et qui touche au fantastique, précise-t-il. J’aime un livre qui me donne constamment des coups de poing à sa lecture, qui est difficile à décortiquer.»

Un rendez-vous essentiel

Année après année, le Salon du livre de la Côte-Nord représente un incontournable pour cet étudiant du Cégep de Sept-Îles. «Je ne me souviens pas avoir manqué une seule édition. J’adore ces échanges qui découlent avec les auteurs. J’aime comprendre leurs intentions derrière un livre, leur point de vue. C’est son œuvre. Je veux en savoir plus sur sa personnalité et sur son état d’esprit au moment de sa rédaction. Ça me permet d’en avoir une meilleure compréhension», avance-t-il.

Un rendez-vous littéraire qu’il considère comme la rencontre de deux solitudes. «L’écriture et la lecture sont deux passe-temps que l’on exerce en solitaire, soulève-t-il. Un événement comme celui-là nous pousse à nous parler. Je suis parfois intimidé à l’idée de rencontrer un auteur quand j’ai lu plusieurs de ses livres. Comme on a tout de même tous les deux à la base un intérêt commun pour la littérature, je m’en sers pour initier la conversation. J’achète peu de livres. Je fréquente beaucoup la bibliothèque. C’est mon petit côté écolo.»

Il admet être peu attiré vers le livre numérique. «Je ne crois pas que le livre soit menacé dans sa version papier. Ça vient seulement offrir une autre alternative. Le plus important demeure la richesse de la littérature. Sur ce point, je n’ai aucune inquiétude. C’est ce qui donne lieu à des discussions relevées», affirme celui qui ne retire que du positif de son expérience au Prix littéraire des collégiens qui lui a permis d’échanger avec d’autres lecteurs tout aussi passionnés.

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