Claude Morency a rencontré le Père Noël, mais ce dernier à les deux pieds dans l’eau!

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 15 Décembre 2016
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L’infirmier de Blanc-Sablon, Claude Morency, a profité de son voyage au Pôle Nord pour se prendre en photo avec le Père Noël.

De retour d’une expédition qui l’a mené l’été dernier au Pôle Nord, l’infirmier de Blanc-Sablon, Claude Morency, a réservé une surprise aux enfants de sa région : une lettre écrite par nul autre que le Père Noël! Au-delà de ce clin d’œil qui fait sourire, M. Morency s’inquiète de voir les effets du réchauffement climatique dans l’Arctique.

Du 5 août au 21 septembre, l’infirmier de Blanc-Sablon a fait partie de l’équipage du navire Louis-Saint-Laurent de la Garde côtière en tant qu’officier de santé dans le cadre d’une expédition scientifique en Arctique en compagnie du brise-glace suédois Oden. Lui qui en était à son huitième voyage dans le cercle polaire a pu voir les effets du réchauffement climatique.

«Ç’a été un été semblable à 2012 au niveau de la température. Ce sont les deux étés les plus chauds en Arctique. Le degré de température de l’eau a parfois atteint 2°C», a expliqué Claude Morency. L’expédition a atteint le Pôle Nord le 21 août. Même en plein de l’été, le pôle est habituellement glacé et froid comme il se doit. «Cet été, il y avait de grandes étendues d’eau. Lorsqu’on est arrivé au Pôle Nord, il a fallu deux heures pour trouver un beau gros morceau de glace assez solide pour débarquer», s’est-il étonné.

Peu de glace au pôle

La tradition veut que les équipages des différents navires prenant part à une expédition s’arrêtent quelques heures au pôle pour fraterniser et fêter en s’adonnant à quelques activités, comme le hockey pour les équipes canadiennes. Il a cependant été impossible de faire cette rencontre cette année en raison de la fragilité de la glace.

«On avait trop peur que la glace cède. Il y avait des fissures. On n’a pas pu jouer au hockey et on a délimité le temps passé sur la glace. C’est inquiétant. Au pôle, même en plein cœur de l’été, il y a toujours de grandes étendues de glace et peu d’eau», a raconté Claude Morency.

Cette absence de glace a tout de même facilité le travail de l’équipage pour naviguer dans ses eaux, en plus de faire économiser «des millions de dollars» en carburant, puisque les moteurs ont moins forcé. «C’est incroyable de voir le réchauffement d’une année à l’autre», a déploré M. Morency.

Chez Papa Noël

Si l’équipage canadien n’a pu s’adonner à notre sport national, une autre tradition des missions scientifiques a été maintenue, soit celle d’embellir le navire de décorations de Noël, sapin inclus, parce que c’est bien connu que le Père Noël habite au Pôle Nord! Claude Morency a eu l’idée de ramener une lettre écrite par le joyeux barbu, preuve photo à l’appui.

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