Les paramédics réclament le maintien de la table provinciale

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 05 juillet 2016
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Paramédics

Les travailleurs des services préhospitaliers affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) réclament le retour du gouvernement à la table de négociations provinciale sur leur convention collective.

Karine Boivin Forcier

Depuis une trentaine d’année, une table provinciale est créée lors des négociations sur le renouvellement de la convention collective dans le domaine des services préhospitaliers d’urgence, gérés par des entreprises privées sous contrat avec le gouvernement, afin de discuter des problèmes communs à l’ensemble du Québec. Le secteur est en négociation depuis plus d’un an. Or, le 21 avril, le ministre de la Santé et des services sociaux, Gaétan Barette, a annoncé le retrait du ministère de cette table afin de laisser les entreprises ambulancières privées mener localement les négociations liées à leur main-d’œuvre.

La FSSS-CSN, qui représente 70 paramédics, répartiteurs et membres du personnel de soutien du secteur préhospitalier sur la Côte-Nord, craint que cela n’entraîne des disparités entre les régions du Québec en termes de soins ambulanciers. « Si on remet les relations de travail entre les mains des entreprises privées, il n’y aura plus d’uniformité. Il n’y aura pas le même niveau de service partout », indique le président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay.

Sur la Côte-Nord seulement, sept entreprises offrent les services ambulanciers. Avec des négociations locales, chacune pourrait prendre ses propres décisions en termes d’horaires, de salaires, d’organisation du travail et d’avantages sociaux. Il en irait de même pour toute la province. « On ne veut pas perdre notre main-d’œuvre qualifiée en région. S’il y a des disparités, on risque de perdre notre main-d’œuvre », craint Maxime Lecours, délégué syndical pour la Moyenne et la Basse-Côte-Nord.

Luc Lévesque, président du syndicat des paramédics de la Haute-Côte-Nord s’inquiète quant à lui d’un retour en arrière. « Il y a quelques années, en Haute-Côte-Nord, après cinq ans de travail, tu ne pouvais plus travailler ailleurs, parce que tu n’avais pas le niveau de formation nécessaire. On était cinq ans en retard sur le reste du Québec », souligne-t-il.

Le Syndicat souhaite aussi un retour du gouvernement à la table de négociation afin de modifier les horaires de travail. « Les horaires de faction sont désuets. C’est un combat national parce qu’il y en a partout au Québec. (…) Ça va prendre une volonté du gouvernement pour les abolir », ajoute M. Lecours.

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