LOGEMENT: Un marché en plein changement

Par 12:00 AM - 09 juillet 2014
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Pour les propriétaires d’immeubles à revenus, le marché locatif est relativement stable, bien que certains se voient dans l’obligation de baisser leur prix pour louer leurs appartements, chose que l’on aurait difficilement pu imaginer en plein boum, il y a pas si longtemps.

Le prix des maisons est à la baisse, l’accès à la propriété devient de plus en plus évident pour les familles et les logements à louer sont plus nombreux dans les petites annonces, du moins, c’est ce qu’observe l’Association des propriétaires immobiliers de Sept-Îles.

La localité affiche encore un prix moyen des logements plus élevé que Baie-Comeau et Rimouski, mais certains propriétaires doivent désormais faire des compromis pour trouver preneurs pour leurs loyers. «Les gens me disent que pour certains loyers, qui sont dans les sous-sols, ou de moindres qualités, ils doivent baisser les prix pour réussir à les louer», a affirmé Martial Lévesque, porte-parole de l’Association des propriétaires immobiliers de Sept-Îles.

Pour l’organisation, le taux d’inoccupation d’un marché idéal pour tous avoisinerait le 2%, alors que présentement, il est de 1,1%. «La page des locations dans le journal est beaucoup plus remplie. Il y a deux ans, quand tu avais trois logements à louer, c’était beau. Maintenant, tu en as presque une pleine page», a-t-il illustré.

Retour à la stabilité
Dans un marché où la location devient plus complexe, les répercussions pourraient commencer à apparaître. Selon M. Lévesque, les nouveaux propriétaires d’immeubles pourraient faire le choix de vendre, alors que les plus anciens effectueraient simplement moins de rénovations.

«À mon avis, on va voir la différence entre les gens qui s’occupent bien de leurs logements et les autres qui sont juste des spéculateurs, qui sont venus, qui ont acheté des immeubles à des prix exorbitants et qui louaient donc à des prix plus élevés, pour payer le terme qui venait avec ça», a-t-il expliqué.

Somme toute, si les demi-sous-sols et les studios sont plus difficiles à louer, les logements plus réguliers trouvent encore aisément preneurs. «Ça va quand même bien, on est stable, mais il reste encore de la place pour les logements sociaux», a indiqué M. Lévesque qui croit que la construction d’une soixantaine de logements sociaux pourrait venir faciliter la vie à plusieurs familles.

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