Mamu-Ensemble: Le théâtre comme un outil de rapprochement social

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 30 mai 2014
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Mamu

La 8e édition du Marathon Mamu – Galeries Montagnaises sera courue ce dimanche. Certaines des distances sont offertes aux marcheurs.

Initié par une étudiante à la maîtrise en théâtre de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM, Caroline Thériault, quatre élèves innus et trois élèves non-autochtones de l’IESI ont uni leur force pour la création d’un projet théâtral, «Mamu-Ensemble», qui sera présenté gratuitement les 31 mai à 14 h, 16 h et 19 h à la Chapelle du Vieux-Poste, ainsi que le 1er juin à 14 h et 16 h à l’école Tshishteshinu de Malioténam.

Pour l’instigatrice, ce projet est né du constat d’un manque de connaissance envers la culture autochtone. «Je suis native de Sept-Îles. Une fois à Montréal, j’ai constaté que je ne connaissais pas les gens avec qui j’avais grandi. J’ai senti une responsabilité. Je voulais trouver un moyen de rapprocher les communautés», indique Caroline Thériault qui est également une ancienne étudiante de l’Institut d’enseignement de Sept-Îles (IESI).

Réalisée sous une base volontaire par les élèves, cette pièce représentera le fruit d’un travail collectif de 12 semaines. Une production ayant pour point de départ le territoire. «Le territoire représentait, pour moi, un bon thème de départ. Il illustre bien les différences culturelles, remarque-t-elle. Il est le lieu de cohabitation. Les jeunes y partagent des valeurs communes.»

Pour l’aider dans cette tâche, Caroline Thériault a pu compter sur l’appui de Joyce Grégoire. Une aide qui s’est avérée précieuse à l’étape des entretiens. «On écrit la pièce à partir d’improvisation. Deux histoires sont mises en scène. C’est un croisement entre les deux cultures», soulève celle qui a constaté un intérêt très grand des Innus et des non-autochtones envers la culture innue. La raison pouvant être que ces jeunes ont peu été exposés à leur culture dans leur milieu de vie respectif.

Une chose est certaine, ce projet parascolaire aura permis de renforcer des liens, en faisant un pont entre la culture autochtone et non-autochtone. Un projet qui est réalisé grâce à la contribution de plusieurs partenaires soit l’Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, le Musée régional de la Côte-Nord, le Musée Shaputuan, l’IESI, Shan Dak Vollant et Jean St-Onge.

Pour s’assurer qu’il ne manque pas de places lors de l’une ou l’autre des représentations, les personnes intéressées à assister à cette pièce sont invitées à réserver leur place gratuitement sur Internet au mamu-ensemble.eventbrite.com.

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