Qw4rtz: Lorsque l’humour et la chanson a capella se rencontrent

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 28 août 2013
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Dans le cadre du réseau d’été du Regroupement des organisateurs de spectacle de l’Est du Québec (ROSEQ), le groupe Qw4rtz effectuera un arrêt à la Salle de spectacle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles, le 28 août à 20 h pour présenter en formule cabaret son premier spectacle mis en scène par Serge Postigo. Une prestation entièrement a capella qui comprend une bonne dose d’humour.

Qw4rtz, c’est le contre-ténor Louis-Alexandre Beauchemin, le ténor François Pothier Bouchard, le barython David Gélinas et la basse Xavier Roy, qui se produisent seuls sur scène avec quatre voix, quatre micros et rien d’autre. Ils interprètent a capella un répertoire de chansons populaires très vaste, en harmonisant leurs timbres vocaux, dans leur registre respectif, en les combinant à des sons de beat box que leur bouche produit.

En discutant avec la basse du quatuor, on découvre qu’il n’est pas aisé de comprendre l’expérience scénique que font vivre ces quatre hommes, âgés de 22 à 26 ans, sans être dans la salle. «C’est difficile de se représenter le spectacle. Il faut le voir pour le croire. Oui, on chante plein de chansons, sans aucun autre instrument sur scène, mais on ajoute aussi énormément d’humour. Au bout de cinq chansons, le public arrête d’analyser qui fait quoi et embarque. Et on ne le ménage pas en émotions», soutient Xavier Roy.

De fil en aiguille
Pour les quatre gars, l’aventure a commencé il y a un peu plus de trois ans. Louis-Alexandre, François et David se connaissaient depuis l’enfance, alors que Xavier les a rencontrés plus récemment. Tous formés en musique ou en chant classique, ils ont décidé de démarrer un groupe, sans penser qu’ils connaîtraient ce succès.

À l’heure actuelle, Qw4rtz effectue environ 80 spectacles par année, dont plusieurs sorties à l’extérieur du pays. «On ne s’est pas posés de questions. On a fait Qw4rtz parce qu’on trippait et plus on gagnait de l’expérience, plus le produit se précisait, précise la basse. Du côté classique, on nous considère comme des enfants rebelles et du côté pop, comme des bibittes particulières, qui travaillent d’une façon différente qu’à l’habitude. On est en fait à mi-chemin entre les deux styles. Le spectacle reflète plus le populaire, mais on a la rigueur et la discipline de travail des personnes qui ont un bagage classique».

Ce qui fait la force du quatuor, c’est son accessibilité, alors qu’il atteint un public que l’on dit «Monopoly», c’est-à-dire rejoignant les 7 à 77 ans. «On réussit à toucher à tout le monde. À part une chanson de la Renaissance, qui constitue le bout plus classique du concert, le reste c’est du Coldplay, du Frank Sinatra, du Gilles Vigneault. On revisite vraiment les chansons, en leur donnant une tournure que les gens n’auraient pas envisagée, comme s’il y avait un band sur scène», mentionne le jeune homme.

Les quatre jeunes hommes ont captivé le ROSEQ lors d’une présentation au printemps, après quoi ils ont été invités à être de la tournée, qui leur a d’ailleurs permis d’aller à Port-Cartier au début de l’été. Ils y ont déjà reçu un accueil chaleureux. «On aime beaucoup la Côte-Nord. On capote sur les paysages. Les gens aussi sont tellement sympathique», conclut Xavier Roy.

Texte: Julie-Andrée Verville et Éric Martin

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