Protection de la jeunesse: La situation n’est plus la même selon le CPRCN

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 10 juillet 2013
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Le Centre de protection et de réadaptation de la Côte-Nord (CPRCN) n’a pas attendu les conclusions de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) avant de mettre de l’avant une série de mesures visant l’amélioration des services en protection de la jeunesse. Le CPRCN, qui comprend les services de la DPJ, assure que des initiatives ont été prises dès le début de l’enquête en 2010.

Bien qu’elle dise prendre acte des recommandations de la Commission, la direction du Centre de protection et de réadaptation de la Côte-Nord prétend que la situation en matière de protection de la jeunesse n’est plus celle décrite dans le rapport de la CDPDJ. La mise en place d’une équipe de support et de développement professionnel, la création d’une équipe de vérification complémentaire, la réorganisation du service de révision et l’amélioration des ententes avec les communautés autochtones sont là des exemples des mesures prises par le CPRCN depuis 2010.

«Ce qu’il reste comme problématique, c’est réellement le manque de personnel, surtout du côté est, où neuf postes en protection de la jeunesse sont vacants, a expliqué le directeur général du CPRCN, Alcide Huard. Nous sommes convaincus que si ces postes étaient comblés, nous pourrions répondre à tous les besoins.»
En ce sens, le CPRCN espère mettre en place d’autres mesures de rétention de la main-d’œuvre, comme l’aide au logement et au déménagement des recrues, une prime pour le travail en région nordique et le soutien aux frais de scolarité.

Liste d’attente
À Sept-Îles, 59 dossiers sont toujours en attente de traitement, comparativement à une centaine l’an dernier. «Ça démontre que nous nous sommes améliorés, a indiqué le directeur de la protection de la jeunesse, Réjean Bergeron. C’est encore inacceptable, mais il faut que la population soit rassurée, il n’y a pas d’enfants en danger dans les dossiers en attente.» Pour l’heure, 47 personnes sont à pied d’œuvre dans le secteur est, dont 38 à Sept-Îles. La situation n’est pas problématique du côté de Baie-Comeau.

Pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre, la CPRCN a aussi sollicité l’aide des autres centres jeunesse de la province et des centres de santé et des services sociaux de la région. «En dépit du manque d’effectifs, l’ensemble des mesures adoptées a eu pour impact notamment le respect du délai de traitement des signalements et la réduction de la liste d’attente à l’évaluation et à l’application des mesures», a fait savoir la direction.
Vers la nomination d’un consultant ?

Le directeur de la protection de la jeunesse s’est dit réticent à la nomination d’un consultant, comme le recommande la Commission au ministère des Services sociaux, pour soutenir les instances et coordonner les actions mises de l’avant. «Je suis en poste depuis un an et j’ai été embauché notamment pour ma grande expérience en protection de la jeunesse, je crois avoir les qualifications requises pour répondre aux besoins», a précisé M. Bergeron.

Voir les recommandations de la CDPDJ – autre texte sur le site

(Photo: site Metro.com)

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