Martineau Bouchard, un des artisans de l’Académie

Par Sylvain Turcotte 12:00 AM - 03 avril 2013
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Le succès que connaît l’Académie de judo de Sept-Îles année après année ne date pas d’hier. Un de ses grands artisans se veut Martineau Bouchard, un homme impliqué depuis déjà un bon 50 ans. Le directeur de l’Académie Gilles Deschamps a d’ailleurs tenu à lui rendre hommage récemment lors d’un entraînement en présence de plusieurs judokas.

«Martineau a été important pour le judo à Sept-Îles et pour moi. Il a été mon compagnon de pratique quand j’ai commencé le judo. Les jeunes d’aujourd’hui lui doivent une bonne partie de ce qu’est l’Académie», a souligné M. Deschamps.

À l’époque, M. Bouchard dirigeait un club qui s’adressait aux adultes, tandis que celui de M. Deschamps était destiné aux jeunes, mais les deux ont fait la paire par la suite, pour la naissance de l’Académie de judo de Sept-Îles. Martineau Bouchard a formé plusieurs judokas, notamment Lorraine Méthot qui a pris part à un Championnat du monde, et d’autres qui sont détenteurs de ceintures noires.

S’il se retrouve maintenant à l’extérieur des tatamis, M. Bouchard soutient fortement l’Académie. En 2011-2012, ses nombreuses collaborations ont permis de remettre 29 000$ aux judokas septiliens. «Contribuer au succès de l’Académie, c’est une fierté pour moi. J’aime voir le dépassement des jeunes», a mentionné celui qui a lancé dans le temps plusieurs clubs dans l’est de la Côte-Nord. Dans les premières années, le Québec comptait près de 4 500 judokas, dont plus de la moitié dans la région.

De père en fils
Martineau Bouchard a d’ailleurs transmis sa passion du judo à son fils Vincent (ceinture noire, 2e dan), lui dont la femme Guylaine Poirier est également ceinture noire, comme leur fille Ariane. L’autre enfant de la famille, Mathieu, pourrait fort bien en faire autant bientôt.

Plein de souvenirs
M. Bouchard a la tête remplie de souvenirs, notamment de ses nombreux championnats qu’il a lui-même acquis, et ceux de ses protégés. Il garde aussi en mémoire une clinique avec Anton Geesing, le premier Occidental à vaincre un Japonais. Il se souvient aussi de la première compétition provinciale. Ils étaient cinq de Sept-Îles en finale, une éclosion lors de cette année-là, 1966.

Photo : Le judo, c’est une histoire de famille chez les Bouchard. Guylaine Poirier (femme de Vincent et ceinture noire), Ariane Bouchard (fille de Vincent, ceinture noire), Martineau Bouchard (ceinture noire, 2e dan), Mathieu Bouchard (ceinture brune) et Vincent Bouchard (ceinture noire, 2e dan) (Photo : Richard Boucher)

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