La fin des préconsultations n’est pas synonyme de fin du dialogue pour Mine Arnaud

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 04 Décembre 2012
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Environ 160 personnes étaient présentes à la soirée de rétroaction organisée par Mine Arnaud jeudi dernier au centre des congrès de Sept-Îles. Les réponses de la société aux questions soumises pendant la phase de préconsultation sont très attendues par certains groupes de citoyens, qui déplorent toujours un manque d’information de la part de Mine-Arnaud.

Plusieurs élus municipaux, dont le maire de Sept-Îles Serge Lévesque, des acteurs du monde économique, mais aussi des groupes de citoyens opposés à la venue de la mine d’apatite étaient présents à l’activité de rétroaction. En première partie de soirée, le directeur de projet Mine Arnaud, François Biron, a présenté le rapport des sujets abordés au cours des différentes rencontres, ainsi que les actions déjà mises en place par la société. «Il est important de faire cette séance d’information, pour vous tenir informé des avancés du travail que l’on a fait jusqu’à présent», a déclaré M. Biron.

Le directeur de projet a rapporté que Mine Arnaud avait entrepris des démarches pour que l’installation de la mine, si elle se concrétise, se passe le mieux possible. Les représentants de Mine Arnaud ont notamment expliqué que des études et des modélisations supplémentaires sur le bruit et le dynamitage avaient été faites.

Ils promettent d’investir dans des équipements de haute technologie pour atténuer les impacts liés l’activité de la mine. Ils envisagent d’appuyer la ville de Sept-Îles pour trouver des solutions aux problèmes de logements, ou encore de soutenir financièrement les organismes communautaires du milieu.

En deuxième partie de soirée, les personnes présentes ont été invitées à remplir un sondage de satisfaction concernant les activités de préconsultations. Puis s’en est suivie une période d’échange de personnes à personne avec les représentants de la société et les participants. M. Biron se veut clair, les discussions avec le milieu ne sont pas terminées. «La fin des préconsultations n’est pas synonyme de la fin du dialogue», s’est-il exclamé.

La grogne persiste
Les groupes opposés au projet de la mine d’apatite ne sont toujours pas convaincus par la bonne foi de Mine Arnaud. Des gens sont intervenus pour demander que la période de questions se fasse au micro et devant toute la salle, plutôt que de personne à personne. Ils déplorent également le manque de réponses sur des problématiques liées au bruit ou à l’eau potable.

«C’est sûr que la manière dont il nous présente le projet ce soir (jeudi), tout semble idéal, on aurait envie de signer tout de suite, mais quand on creuse on s’aperçoit que tout n’est pas aussi beau», a déclaré la porte-parole du comité de citoyens du Canton Arnaud, Karine Bond. La porte-parole du comité opposé au projet de la mine a précisé que sur 200 questions, les groupes n’avaient obtenu que 30 réponses de la part de Mine Arnaud.

Le maire de Sept-Îles a également hâte d’obtenir les réponses. «Leur activité de rétroaction est fort louable, ils ont présenté les préoccupations, mais on attend leurs réponses, je pensais en avoir ce soir, mais elles seront disponibles dans les prochains jours, semble-t-il», a déclaré M. Lévesque.

La société Mine Arnaud a fait savoir que les réponses aux questions posées au cours de la période de préconsultation ainsi que les résultats des études complémentaires devraient être disponibles d’ici les prochaines semaines, sur le site de la société. Les comptes rendus et la documentation présentée par la société pendant la période de préconsultation seront quant à eux sur leur site Internet dans les prochains jours.

Le directeur de Mine Arnaud, François Biron, en discussion avec des citoyens lors de la soirée de rétroaction sur la phase de préconsultation de l’éventuelle mine d’apatite. (Photo – Le Nord-Côtier)

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