Tata Steel et New Millennium à la recherche d’actionnaires

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 26 septembre 2012
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Les représentants de New Millennium Iron (NML) et de Tata Steel Minerals Canada ont présenté devant une cinquantaine de personnes à Sept-Îles la semaine dernière une mise à jour de leurs projets miniers. Une occasion pour les sociétés de convaincre de potentiels actionnaires.

Lors de la séance d’information qui s’est déroulée au centre des congrès de Sept-Îles, Dean Journaux président de New Millennium et Jean-Marc Blake vice-président de la société Tata Steel ont notamment fait le point sur l’avancée du projet DSO, qui prévoit un enfournement direct minier, puis sur le projet Taconite qui concerne l’exploitation de deux gisements, le LabMaG situé à Terre-Neuve-et-Labrador et le KéMag en territoire québécois.

Le principal défi, pour les représentants des deux sociétés, consistait à convaincre de potentiels investisseurs de contribuer dans leurs projets miniers et particulièrement le projet Taconite. Avec cette exploration la société TSMC, née d’un partenariat entre Tata Steel et New Millennium, prévoit extraire annuellement 76 millions de tonnes de minerai brut et produire 22 millions de tonnes de minerai concentré. Les coûts sont estimés à 4,4 milliards de dollars. Le début de la production est prévu en 2017.

Des coûts avantageux
Afin d’économiser sur les coûts du transport et d’assurer l’alimentation électrique du site, l’entreprise envisage de construire une ligne de transport d’énergie en provenance de complexe hydroélectrique de la Baie James. Un pipeline à boue d’une longueur de 700 kilomètres vers le port de Sept-Îles acheminerait les concentrés fins de minerai mélangés à de l’eau. Avec cette méthode de transport, le projet Kémag pourrait devenir le producteur de boulettes les moins coûteuses d’Amérique du Nord.

Le projet prévoit la construction d’une usine de bouletage près de Sept-Îles, dans le secteur de Pointe-Noire. Les boulettes de minerai seraient expédiées depuis le quai en eau profonde, dont la construction est prévue et dans lequel la société TSMC a investi 12.8 millions de dollars.

Au cours de leur représentation, les représentants des deux sociétés n’ont pas tari d’éloges l’un envers l’autre. «New Millenium est le meilleur partenaire qu’on aurait pu avoir. Ils agissent comme experts», a déclaré Jean-Marc Blake. «Tata Steel est un très bon partenaire, nous avons les mêmes valeurs et nous nous comprenons», lui a répondu Dean Journaux.

La séance d’information a également permis aux deux représentants de répondre aux interrogations et aux craintes du public. Pour Dean Journaux, une baisse du prix du fer ne ralentirait pas nécessairement les activités, car le projet est étudié à long terme. En ce qui concerne le changement de gouvernement et l’éventuelle mise en place d’un nouveau système de redevance, M. Journaux a admis que cela pourrait être un problème. «Il faudra prendre l’argent ailleurs ou réduire les coûts», a-t-il lancé.

Jean-Marc Blake et Dean Journaux, lors de la présentation à Sept-Îles de la mise à jour des projets miniers des sociétés Tata Steel et New Millenium. (Photo – Le Nord-Côtier)

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