Débat des candidats dans Duplessis : Richard et Pelletier ont eu à se défendre

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 29 août 2012
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Lors du débat organisé par Radio-Canada jeudi dernier, six des sept candidats pour le poste de député dans Duplessis ont discuté pendant deux heures sur deux grands thèmes : l’économie et les ressources naturelles, le développement et la société. Ce sont Lorraine Richard (PQ) et Lise Pelletier (PLQ) qui ont dû répondre le plus aux attaques de leurs adversaires.

Dès le départ, le Plan Nord est évidemment venu sur le tapis. Sur l’importance du Plan Nord et la manière dont les candidats le géreront s’ils sont élus, ce sont Lorraine Richard et Lise Pelletier qui ont dû le plus rendre des comptes. La candidate du Parti québécois, appuyée par le candidat de la Coalition avenir Québec, Gervais Gagné, ont d’abord interpellé Lise Pelletier en soutenant que les gens de Fermont, dont elle est mairesse, ne reconnaissaient plus leur ville, en raison d’un développement mal planifié. La représentante du Parti libéral a répliqué ainsi à Mme Richard : «Vous n’avez rien fait, moi si».

Marc Fafard, porte-couleur de la Coalition pour la Constituante, a quelque peu partagé le sentiment de son adversaire libérale sur l’inactivité de la députée sortante et l’a questionné sur l’exploitation des ressources naturelles dans Duplessis. Le candidat pour Option nationale, Yan Rivard, n’a pas cherché de chicanes envers ses opposants. Il s’est contenté d’expliquer que son parti défendait la nationalisation des ressources naturelles.

C’est finalement le candidat pour Québec solidaire, Jacques Gélineau, qui a reçu les applaudissements de la foule, en rappelant que la réelle problématique n’était pas liée au Plan Nord, mais davantage au problème d’une effervescence économique mondiale.

Les candidats sont généralement tombés d’accord sur le fait que la Côte-Nord devait tirer profit du développement économique, que cela passait par la deuxième et troisième transformation, mais aussi par l’accord des citoyens. Yan Rivard a souligné qu’il fallait également s’intéresser aux secteurs oubliés par le développement économique. Lise Pelletier a quant à elle essuyé des huées lorsqu’elle a estimé que trop de redevances feraient fuir les entreprises minières.

Développement et société

Le deuxième thème, développement et société, a amené le débat sur les questions du coût de la vie dans la région, de la souveraineté du Québec, des communautés innues et de l’éducation.
La proposition du candidat pour Québec solidaire de donner un revenu minimum de 12 000 $ par année a été estimée trop peu par tous les autres partis. C’est cependant sur ses promesses concernant la taxe santé et le développement des logements sociaux que Lorraine Richard a été interpellé par Gervais Gagné.

«Vous faites des promesses, vous dites ce que les gens veulent entendre, mais on n’a toujours pas vu votre rapport financier», a-t-il lancé à la députée sortante. Le ton est monté entre les deux candidats.
Concernant la question de la souveraineté tous les candidats, sauf la candidate libérale, ont estimé qu’il était nécessaire de travailler du mieux possible pour un jour pouvoir faire du Québec une nation souveraine.

Une assemblée cégépienne

Le débat qui s’est tenu au Cégep Sept-Îles a été suivi par beaucoup de jeunes étudiants. Janie Morency Poulier et Naomi Tremblay, finissante et diplômée du Cégep de Sept-Îles, placées un peu en retrait dans l’assistance, n’ont pas perdu une miette du débat.

Elles expliquent leur présence par le désir de mieux connaître leurs candidats et les enjeux de leur région. Elles déclarent avoir pris conscience de l’importance de l’implication citoyenne depuis le conflit étudiant sur l’augmentation des frais de scolarité. Les deux jeunes femmes confient être un peu déçues que les discussions n’aient pas plus touché aux questions de l’éducation.

Les dernières minutes du débat ont laissé place à une chicane peu audible entre tous les candidats, dans laquelle Jacques Gélineau avait attaqué Lorraine Richard, prétendant que celle-ci ne connaissait pas le Plan Nord.

Bis Petitpas était l’animatrice de ce premier débat. Une heure était consacrée à chacun des grands thèmes, divisés en plusieurs sous-catégories de questions. Pour chacune des questions, les candidats disposaient d’une minute pour répondre. Par la suite, ils avaient six minutes pour débattre et argumenter leur vision politique. À la fin de chaque thème, des citoyens ont pu poser une question à un candidat de leur choix.

Les candidats en débat (Photo : Le Nord-Côtier).

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