Les plaintes contre Bernard Gauthier rejetées par le juge

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 23 mars 2012
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Selon le juge Michel Babin, qui a présenté son verdict le 23 mars dernier, la poursuite n’a pas pu prouver que le représentant syndical de la FTQ-Construction Bernard Gauthier a bel et bien intimidé Marc Riverain, sur le chantier du Lac Bloom, près de Fermont, en février 2009. Faute de preuves, les plaintes qui pesaient sur le représentant syndical et deux employés ont donc été rejetées.

Les évènements reprochés à Bernard Gauthier reposaient principalement sur un échange téléphonique entre le représentant syndical et l’entrepreneur Marc Riverin. Selon le juge Babin, cette conversation «ne constitue pas de l’intimidation au sens de la loi». En plus de l’absence de menace ou de représailles dans la conversation, le juge a ajouté que le ton autoritaire de celui que l’on surnomme Rambo ne pouvait être considéré comme de l’intimidation, soit créer un sentiment de crainte ou d’appréhension.

Bernard Gauthier, de plus, n’est pas tenu responsable des agissements de deux travailleurs, Marc Bérubé et Maxime Létourneau, qui auraient intimidé Marc Riverin sur le chantier du Lac Bloom. La cour considère également que rien ne prouve que les agissements de Marc Bérubé et de Maxime Létourneau étaient le fruit d’une concertation syndicale. Ainsi, les plaintes les concernant sont également rejetées par le juge Babin.

Malgré tout, le juge Babin n’a pas cru les témoignages de Rambo et a tenu à en faire part. Selon lui, différents éléments, dont des conversations avec un conseiller en relation de travail pour la minière, Gérald Letarte, discréditent ou rendent sa version invraisemblable. Mais si ces éléments appuient le témoignage de Marc Riverin, ils ne prouvent aucune intimidation.

Photo: archives

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