Le Wapikoni offrira une aide régulière aux jeunes Autochtones

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 24 février 2012
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Pour assurer un meilleur suivi chez les jeunes rencontrés lors de ses différentes
escales dans les communautés autochtones de la région, le Wapikoni mobile, en
collaboration avec Sécurité publique Canada, a mis sur pied un projet pilote
permettant à une agente de liaison d’assurer une présence régulière dans les
réserves.

Depuis plusieurs années, le Wapikoni mobile remarquait qu’il y avait un creux de vague après ses escales dans les communautés où il s’arrêtait. «Nous sommes là un mois et voyons de belles choses émerger chez les jeunes mais, lorsque nous partons, ceux-ci sont laissés à eux-mêmes», explique Karine Gravel, coordonnatrice des activités terrain pour le Wapikoni mobile. Trois escales sont effectuées cet hiver, sans les roulottes, soit à Manawan du 10 février au 6 mars, Opitciwan du 2 au 27 mars et Uashat Mak Mani-Utenam du 9 mars au 3 avril.

Grâce à la nouvelle agente, le studio ambulant de formation et de créations audiovisuelles et musicales, qui circule depuis sept ans dans les communautés des Premières Nations du Québec, pourra assurer un meilleur suivi avec les jeunes visités sur la Côte-Nord. «Ce sera un très bon complément aux escales que nous faisons pendant l’année. Cela faisait deux ans que nous attendions la réponse de Sécurité publique Canada rendant possible ce projet qui comble un réel besoin», affirme Mme Gravel. Le projet pilote, qui commence dès cet hiver pour une durée de trois ans, vise principalement à travailler à la prévention de la consommation et de la criminalité chez les Autochtones.

La nouvelle agente Sarah Buckell se rendra dans les deux réserves innues de la Côte-Nord, Pessamit et Uashat Mak Mani-Utenam, ainsi que dans les réserves atikamekws, Manawan et Opitciwan, en alternance aux six semaines, pour un total annuel de huit visites par communauté. Elle y jouera ainsi à la fois le rôle d’une travailleuse sociale et celui d’aidante à la création audiovisuelle. «Avec des projets de création, nous essayons d’aider les jeunes à mettre de l’avant leur leadership. C’est en quelque sorte l’effet goutte d’eau. Par le biais d’activités collectives et de projets audiovisuels, en plus de recevoir de la formation de pairs aidants, ceux-ci pourront rayonner au quotidien auprès de leurs famille, amis et proches et poser des actions concrètes afin de diminuer la consommation et la criminalité dans leur entourage», indique Karine Gravel.

Malgré le retrait, au printemps 2011, de sa subvention principale de 500 000 $, octroyée par Services Canada, le Wapikoni a fait six escales depuis.

Texte: Julie-Andrée Verville

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