Minganie sans uranium exige le départ d’Uracan

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 22 Décembre 2011
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Suite à l’adoption par la MRC de Minganie qui interdit toutes activités reliées à l’uranium sur les premiers 50 kilomètres à partir du littoral sur son territoire, Minganie sans uranium a demandé l’arrêt «immédiat» des travaux d’exploration de la compagnie Uracan, qui mène présentement plusieurs explorations uranifères dans la région.

Minganie sans uranium a envoyé une lettre au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac, pour que cessent les travaux d’exploration d’uranium d’Uracan en Minganie. L’organisme a rappelé que les huit municipalités de la région ont voté des résolutions pour l’exploration et l’exploitation de l’uranium sur leur territoire, en plus de la résolution de la MRC de Minganie qui bannit l’uranium sur les premiers 50 kilomètres de son littoral.

«Les forages de la compagnie Uracan sont dans la zone visée par la résolution. C’est pourquoi nous demandons au ministre Gignac d’agir immédiatement en demandant à Uracan de plier bagage, a fait valoir Minganie sans uranium. Nous ne tolérerons aucun autre forage. Nous exigeons que la compagnie démantèle et déménage ses installations, équipement et machinerie. Si les activités ne cessent pas, des plaintes seront portées.»

Des carottes de forage d'Uracan

Des carottes de forage d'Uracan

Acceptabilité sociale
En plus des résolutions, l’organisme contre l’uranium s’appuie sur le projet de loi 14, dont l’acceptabilité sociale semble avoir un important chapitre. «L’ancienne ministre Normandeau et l’actuel ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, ne cessent de répéter que cette clause est très importante et incontournable.» Selon eux, il est incontestable que l’acceptabilité sociale «fait défaut» pour l’uranium en Minganie.

Plus encore, le cas d’Uracan en Minganie est, aux yeux du regroupement citoyen, un test pour l’acceptabilité sociale pour le secteur minier au Québec. «Il est temps pour le gouvernement Charest de nous montrer qu’il est à l’écoute de la population.»

Des recours contre Uracan
En plus de demander à l’entreprise uranifère de quitter la région «avant le 15 février 2012», Minganie sans uranium avertit Uracan que des citoyens pourraient faire des recours contre elle, puisque plusieurs citoyens auraient «été brimés par les agissements de la compagnie». Ils citent des cas de chasseurs brimés dans leur chasse, de l’absence de clôture autour de leur terrain loué, «au péril de la sécurité de la population», de sentiers détruits par la machinerie, de commerces et pourvoiries importunées par les hélicoptères. «Tout ça a un prix et mérite dédommagement».

D’ici le 15 février, Minganie sans uranium compte faire de la vigilance en visitant les chantiers d’Uracan et de vérifier qu’aucun nouveau forage n’ait lieu.

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