Hydro-Québec : Les syndicats veulent le centre de service en ville

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 21 Décembre 2011
Temps de lecture :

Le Syndicat canadien de la fonction publique ainsi que trois syndicats d’Hydro-Québec demandent à la Société d’État de construire son centre de service à même la zone urbaine de Havre-Saint-Pierre, plutôt qu’à une cinquantaine de kilomètres de la municipalité, comme elle le prévoit. Selon le regroupement syndical, Hydro-Québec se doit d’offrir des emplois intéressants pour les gens vivant dans les villes voisines de leurs importants projets, comme celui de la Romaine.

Les syndicats représentant les employés de métiers, des techniques professionnelles et de bureau ainsi que les technologues ont uni leur voix à celles des élus de la Minganie qui exigent qu’Hydro-Québec mette fin à son projet de construction de son centre de service, pour ses activités sur la rivière Romaine et dans la région, en dehors de la ville.

«Construire [le centre] à près de 50 kilomètres dans la forêt près de la centrale Romaine 1, rend ainsi peu intéressants les emplois pour les citoyens des municipalités environnantes et entraînant des coûts énormes en déplacements pour les travailleurs», a fait valoir le représentant régional de la FTQ sur la Côte-Nord, Bertrand Méthot qui y voit là un manque de respect pour l’emploi local et les retombées régionales du projet Romaine.

«Depuis la fin des années 1990, on n’en finit plus de compter les occasions où la société d’État a diminué ou a mis fin à certains de ses services. Aujourd’hui, il est impératif d’avoir en région autant le personnel d’entretien et de service administratif, que les services techniques et professionnels. Le «capital» d’Hydro-Québec, ce n’est pas simplement la possibilité de produire à grands frais de l’électricité, c’est aussi d’offrir chez nous, aux hommes et aux femmes du territoire, des emplois de qualité et bien payés», a-t-il conclu.

Un peu plus tôt cet automne, Hydro-Québec Distribution prenait la décision de fermer son site de recouvrement de Sept-Îles, qui comptait cinq employés depuis 2011, pour respecter les exigences gouvernementales en matière d’efficience et de rentabilité des centres d’appels de la province.

(Photo: archives)

Partager cet article