Et si Hulk Hogan se mettait à la danse?

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 17 novembre 2011
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Une très particulière soirée est présentée le 19 novembre prochain au Graffiti de Port-Cartier : le SMID, ou Soirées matchs d’improvisation de danse. Ce sera même la première fois que cette soirée sera présentée ailleurs qu’à Québec. Et comment le créateur de ces soirées résume ces matchs? En parlant de lutte!

Comme plusieurs évènements, la première Soirée match d’improvisation de danse est née un peu par hasard. «Le propriétaire du Cercle [ndlr : un resto-bar-salle de spectacle de Québec] avait vu mon spectacle Ma sœur Alice et lorsque je suis allé dîner là, il m’a dit qu’il trouvait dommage qu’un spectacle du genre ne puisse se faire sur scène, trop petite pour de la danse contemporaine, il aurait aimé en présenter dans le même genre.»

L’idée a trotté dans la tête de Daniel Bélanger quelque temps. «J’avais déjà pensé à un concept d’improvisation de danse, mais je voulais aller plus loin que ça.» En gros, le chorégraphe ne voulait pas ressembler à l’impro théâtrale et musicale, se détacher de l’influence hockey.

Des odeurs de testostérones
«Un jour, je me suis rappelé les matchs de lutte que j’écoutais avec mon grand-père quand j’étais jeune. On sait que c’est chorégraphié, il y a toute une mise scène autour des combats, c’est un show dans un show. Voilà la formule que je cherchais.»

Daniel Bélanger a donc pigé dans l’ambiance des soirées de lutte. Il y a un VJ qui anime des projections, des musiciens qui jouent la musique live, un arbitre baveux à souhait, un maître de cérémonie qui ne connaît pas la neutralité et mafieux sur les bords et il y a même une «pitoune», baptisée J.J., qui anime la foule. «Elle se promène dans la salle, elle courtise la foule. Ça crée un univers ludique», résume l’initiateur de ces soirées uniques.

Bénéfices collatéraux
Cette formule a une répercussion directe sur le déroulement de la soirée. D’une part, il y a plusieurs rebondissements de prévus et bien connus de tous les protagonistes… sauf les danseurs – d’où l’improvisation. Par exemple, J.J., en se promenant dans la foule, leur demande de proposer des mouvements, qui seront ensuite introduits dans une improvisation. «Le public participe au spectacle, pas seulement en votant.»

Il y a aussi un aspect pédagogique qui s’ajoute au spectacle. «Avec les improvisations «À la manière de», on peut piger dans Michael Jackson, le disco, le jazz ou la danse contemporaine. Ça devient éducatif pour le public», souligne Daniel Bélanger, pour qui l’idée est d’aller plus loin que le thème proposé.
En plus de l’armée de Daniel Bélanger, des artistes locaux seront mis à contribution dans la soirée, que ce soit des danseurs ou des peintres. «C’est une fête», insiste le chorégraphe.

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