Une famille cultive des patates bio pour le comptoir alimentaire

Une famille cultive des patates bio pour le comptoir alimentaire

Steve Pelletier cultive des patates à Moisie.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

Une famille de Sept-Îles a transformé sa vie lorsqu’elle a commencé à cultiver des pommes de terre l’an dernier, à Moisie. L’implication des enfants, des parents et des amis a même permis de récolter 750 livres de patates pour le comptoir alimentaire.

Steve Pelletier était intéressé depuis plusieurs années par les chevaux et l’agriculture. Il lisait sur le sujet et parlait de ses projets à son ami Alain Imbault depuis un bon moment.

«Steve, il va falloir que tu arrêtes de lire. C’est pas dans les livres que tu vas faire pousser une carotte», a-t-il fini par lui lancer.

Aidé par les connaissances et l’appui logistique de son ami, Steve Pelletier a aménagé un premier jardin d’environ 2 000 pieds carrés à Moisie, l’an dernier. Il y a planté des pommes de terre dans le but de préparer son jardin à d’autres cultures. Mais une surprise l’attendait à l’automne.

«C’est incroyable le nombre de légumes qui peut sortir au pied carré. Je me suis rendu compte que j’avais bien trop de patates», s’étonne-t-il.

C’est ainsi qu’il a donné environ 300 livres de patates au comptoir alimentaire, à l’automne 2017.

Steve Pelletier, sa conjointe Kim Sollows et leurs trois enfants. (Photo : Le Nord-Côtier)

Cette année, fort de l’ajout d’un deuxième jardin, Steve Pelletier et ses proches ont récolté environ 1 250 livres, dont 750 qui ont pris le chemin du comptoir alimentaire. Il prévoit continuer ainsi en 2019.

«Ce qu’ils m’ont dit qu’ils avaient besoin le plus au comptoir alimentaire, c’est des patates. Parce qu’ils en achètent tout le temps», rapporte-t-il.

Une grande fête

L’apprenti agriculteur bénéficie de l’aide de sa femme et de leurs deux plus vieux fils âgés de 8 et 7 ans. Ensemble, ils font le désherbage et l’entretien de temps à autre pendant l’été.

Des amis viennent aussi aider au printemps pour planter les tubercules. Puis, à la fin septembre et début octobre, c’est la récolte à laquelle participent les amis de tous âges.

«On rentre là-dedans à grands coups de râteaux. On en fait une activité. On se fait un bon barbecue, avec de la musique, les enfants dans les boîtes de pick-up, et on leur fait vivre l’agriculture comme dans le temps. C’est juste de voir la face des enfants chaque fois qu’ils sortent une patate plus grosse que l’autre.»

Toutes les étapes se font à la main, sans machinerie, sans pesticide et sans herbicide.

L’écosystème naturel avec les nombreux insectes, vers de terre, crapauds et oiseaux impressionne aussi les jeunes.

Transformé

La passion du jardinage a transformé Steve Pelletier. Il cultive des légumes chez lui dans le quartier Sainte-Famille en plus de ses grands jardins à Moisie. Il a même délaissé les camps, motoneiges, bateaux et quatre-roues.

Même ses enfants sont constamment dehors, le nez loin des appareils électroniques.

«C’est un passe-temps. D’autres font du quatre-roues comme je fais du jardinage. Je me rends compte que j’ai beaucoup plus de plaisir. Ça coûte quasiment rien et il y a toujours de quoi à faire», confie-t-il.

«C’est un passe-temps. D’autres font du quatre-roues comme je fais du jardinage. Je me rends compte que j’ai beaucoup plus de plaisir. Ça coûte quasiment rien et il y a toujours de quoi à faire», confie-t-il.

L’homme de 31 ans trouve plaisir et fierté à donner des légumes frais à ses visiteurs. Ses jardins attirent d’ailleurs particulièrement une certaine catégorie de visiteurs.

«Les personnes âgées sont tout le temps rendues chez nous. On ne pense pas qu’ils en savent autant. C’est incroyable tout ce qu’ils peuvent me raconter et tout ce que j’ai appris d’eux autres.»