Tommy Boudreau permet à d’autres jeunes de vivre leur passion

Photo de Jean-Christophe Beaulieu
Par Jean-Christophe Beaulieu
Tommy Boudreau permet à d’autres jeunes de vivre leur passion
Tommy Boudreau (à gauche à l’arrière) lors d’une compétition au Cégep de Sept-Îles l’an dernier.

Il a commencé à jouer dans son salon, ensuite dans des tournois en ligne, puis dans des compétitions LAN ailleurs au Québec. Avec son organisation Liberty Gaming, le Septilien Tommy Boudreau souhaite amener des jeunes qui ont un talent pour le «sport électronique» dans des tournois aux quatre coins de la province.

Leader dans l’âme, Tommy Boudreau a créé l’organisation sans but lucratif Liberty Gaming avec deux de ses amis il y a un an. Lors de sa participation à différents LAN, compétition de jeux vidéo en réseau local, ils voyaient les différentes équipes avec leurs chandails ornés d’un logo et de numéros.

«J’ai donc voulu créer ma propre organisation. Pour les LAN proches de la Côte-Nord, j’y participe personnellement en tant que joueur, sinon on embauche des joueurs pour nous représenter à l’extérieur», explique le Septilien de 20 ans.

Le but avec Liberty Gaming n’est pas de faire de l’argent. L’objectif est de pouvoir participer aux compétitions de «sport électronique». L’argent sert donc à payer les billets pour les tournois, les chambres d’hôtel et le transport des joueurs.

«On entend souvent parler de jeunes à qui les parents disent que les jeux vidéo ce n’est pas bon pour eux. Avec Liberty Gaming, on veut être là justement pour aider votre garçon ou votre fille qui a du talent dans tel ou tel jeu. On est prêt à l’amener participer à des tournois en dehors de la Côte-Nord. C’est vraiment valorisant», admet le jeune homme.

De Sept-Îles à Montréal

Fortnite, Call of Duty, League of Legends ou encore Rocket League, plusieurs jeux vidéo font l’objet de compétitions.

«Moi je suis spécialisé avec Counter Strike, un jeu de tir. Je m’y entraînais trois heures par jour au minimum à l’époque. Mais dans les compétitions, le jeu Fortnite prend de plus en plus de place et mon jeu fétiche meurt tranquillement. Donc je ne sais pas si je veux continuer à jouer ou au contraire me concentrer sur mon organisation et aller chercher des joueurs de Fortnite justement, qui pourraient rapporter gros à Liberty».

C’est ni plus ni moins ce qu’il a fait au Dreamhack de Montréal en septembre dernier, où il avait plusieurs équipes sous son aile. Le Dreamhack, le plus grand rassemblement de sport électronique au Canada, remet environ 500 000$ dans différentes compétitions le temps d’une fin de semaine.

«Présentement je suis en train de déménager vers Baie-Comeau pour les études. Pour ce qui est de Liberty Gaming, bien évidemment je ne peux pas vivre de ça, mais je crois que ça va toujours demeurer un side-job, un à côté».

Liberty Gaming sera au LAN du Cégep de Sept-Îles en avril prochain, confirme Tommy Boudreau.

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