Sept-Îles bien représenté au 50e du mouvement des centres d’amitié autochtones

Photo de Éric Martin
Par Éric Martin
Sept-Îles bien représenté au 50e du mouvement des centres d’amitié autochtones
Tina Vassiliou (administratrice), Odette Benjamin (animatrice culturelle), Lise Malec (présidente), Joyce Grégoire (directrice) et Nicole Wapistan (intervenante) du Centre d’amitié autochtone de Sept-Îles ont participé au congrès du mouvement provincial. Absente sur la photo : Line Kaltush (adjointe administrative)

Plus d’une centaine de représentants des différents centres d’amitié autochtones se sont réunis à l’Hôtel Hilton de Québec, du 21 au 23 novembre, pour souligner le 50e de leur mouvement provincial. Parmi eux, une délégation de sa branche septilienne qui revient plus convaincue que jamais de la légitimité de sa mission et aussi mieux outillée pour répondre aux besoins de sa clientèle.

Intervenante au Centre d’amitié autochtone de Sept-Îles, Nicole Wapistan revient de ce rassemblement grandie et visiblement fière de ses racines autochtones.

« On se sent soutenu. On réalise qu’on a une grosse machine derrière nous. On se sent davantage en confiance. On peut ainsi mieux répondre aux besoins de notre clientèle. Même si j’ai côtoyé plusieurs autres intervenants, nos réalités respectives demeurent différentes », tient-elle à préciser.

L’accès à des traducteurs demeure une priorité pour assurer la survie des langues autochtones et aussi la qualité des services offerts, indique Mme Wapistan. « On comprend aujourd’hui mieux comment ça fonctionne chez nos partenaires autochtones, allochtones et dans les instances gouvernementales. On est en mesure de donner de bonnes informations et de mieux orienter notre clientèle vers les ressources appropriées. »

De ces trois jours, la vision commune partagée par les représentants des divers centres d’amitié autochtones du Québec ressort comme l’une des grandes forces.

« Puisqu’on habite sur la même planète, les enjeux demeurent sensiblement les mêmes. C’est seulement la manière d’intervenir qui varie. Chaque cas est en soi différent et unique », explique Mme Wapistan.

Une expérience à reproduire

De manière unanime, les participants espèrent pouvoir revivre une telle expérience dans un proche avenir.

« Il va de soi qu’on a besoin que nos connaissances soient mises à jour. On doit connaître les articles de loi. Selon moi, ça devrait se faire aux deux ans », avance Mme Wapistan. « Dans la société, on doit considérer davantage les autochtones. Les solutions doivent venir de nous et surtout ne pas nous être imposées. »

Le Centre d’amitié autochtone de Sept-Îles a pour mission de s’assurer que les autochtones qui choisissent de s’établir en milieu urbain aient accès à une bonne qualité de vie. En plus de tenir diverses activités sociales et culturelles, l’organisme offre également des services en matière d’éducation, d’employabilité et dispense un programme en petite enfance. Au cours de la dernière année, son équipe est passée de trois à neuf employés. Une telle situation vient démontrer assurément la pertinence d’une telle ressource.

Partager cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
  S'abonner  
Me notifier de