Quelle place accordée à la réalité autochtone?

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Par Éric Martin
Quelle place accordée à la réalité autochtone?
Evelyne St-Onge (à droite) s’implique fortement dans la transmission des valeurs autochtones. Une cause également endossée par la poétesse Joséphine Bacon qui l’accompagne sur cette photo.

Au même titre que le communautaire, la réalité autochtone n’a pas figuré parmi les préoccupations des candidats des différents partis politiques fédéraux. Grandement impliquée pour la défense de la culture et de la langue autochtone, Evelyne St-Onge considère malheureux d’en arriver à un tel constat.    

« C’est tout comme si on n’existait pas cette fois-ci. Les excuses de M. Trudeau, ça n’avait rien d’électoral », tient-elle à souligner. « On nous donne de l’argent sans rien dire. Ça prend beaucoup plus. Je trouve ça assez irrespectueux. D’un autre côté, je ne sais pas ce que les autres partis ont à offrir. Je suis tout de même allée voter.»

Evelyne St-Onge espère que le futur gouvernement viendra en aide aux différentes communautés qui sont confrontées à des problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie. Un enjeu qui avait été abordé lors du plus récent rassemblement des aînés.

Elle espère également que les conclusions de la Commission vérité et réconciliation ainsi que celle des femmes autochtones assassinées ou disparues ne seront pas tablettés.

Elle croit fermement que le gouvernement en place ne pourra plus nier la présence des peuples autochtones et se devra véritablement d’en reconnaître leur importance. « Nous sommes là. Notre nombre ne fait qu’augmenter.  On se doit d’être davantage considéré. On veut que les excuses se traduisent en action concrète », affirme-t-elle avec une forte conviction.

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