QuébecInnove veut mousser l’innovation sur la Côte-Nord

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Par Mathieu Morasse
QuébecInnove veut mousser l’innovation sur la Côte-Nord
Isabelle Foisy, DG de QuébecInnove, a profité de son passage à Sept-Îles pour notamment visiter des établissements de recherche et pour rencontrer des entreprises et organismes comme les Pêcheries Uapan, la Ferme maricole Purmer, le Port de Sept-Îles et la Société du Plan Nord. (Photo : Le Nord-Côtier)

L’organisme QuébecInnove veut mousser l’innovation dans les entreprises québécoises en les jumelant aux milliers de chercheurs de la province. Pour ce faire, sa directrice générale, Isabelle Foisy, complète ce jeudi une tournée de trois jours sur la Côte-Nord visant à rencontrer les entreprises et les centres de recherches d’ici afin de connaître leurs activités et leurs besoins.

«On fait de l’aiguillage, comme un « match making ». Notre mandat, c’est de faciliter la tâche de l’entreprise qui a un projet d’innovation pour qu’il trouve les meilleurs experts et les meilleurs financements par rapport à leurs expertises», explique Mme Foisy.

En effet, il peut être complexe pour une PME de se retrouver dans les 14 000 chercheurs répartis dans les 120 centres et organismes de recherche membres de QuébecInnove.

La tournée panquébécoise de l’organisme sans but lucratif QuébecInnove, débutée il y a un an, vise donc à rencontrer ses membres pour bien comprendre ce qu’ils font. La directrice générale et son équipe rencontrent aussi plusieurs des 250 000 PME du Québec, ses «clients», pour savoir ce qu’ils font.

La culture de l’innovation

Isabelle Foisy veut aussi promouvoir la culture de l’innovation. Elle estime que celle-ci est déficiente au Québec à plusieurs niveaux, de sorte que notre province performe moins bien que l’Ontario.

L’une des raisons serait la culture du secret qui entoure le développement des innovations au sein des entreprises. Pour protéger leurs secrets, les entreprises ont tendance à utiliser leurs capitaux propres pour faire de la recherche, plutôt que des fonds publics et privés. Résultat, elles doivent emprunter plus – et à plus forts taux d’intérêt – lorsqu’arrive la phase de commercialisation.

Elle met donc de l’avant les histoires à succès des entrepreneurs qui ont travaillé avec des centres de recherche financés par différents fonds gouvernementaux. Elle nomme par exemple Marc-André Gervais, PDG chez Métal7, qui a travaillé avec l’Institut technologique de maintenance industrielle (ITMI) au Cégep de Sept-Îles.

«Partout au Québec, on en a des entrepreneurs qui ont fait ça. Cette collaboration-là, quand ça fonctionne bien, ça a des retombées importantes pour les entrepreneurs», vante l’ancienne présidente de la Chambre de commerce de l’est de Montréal.

Fédérer l’écosystème

Le troisième axe de travail de QuébecInnove est de fédérer l’écosystème de l’innovation.

«Je rêve de faire le baromètre de l’innovation au Québec. Je veux que les grands talents de l’innovation au Québec travaillent mieux ensemble, moins en silo, et partagent les expertises.»

QuébecInnove vise les recherches en tous genres et à tous les niveaux de maturité technologique (TRL), de la recherche fondamentale à la recherche appliquée, des sciences pures aux sciences sociales.

«On ne limite rien dans le processus. Toutes les entreprises au Québec peuvent avoir besoin de nos services et de ceux des membres qu’on représente», conclut Mme Foisy.

Les 120 membres de QuébecInnove :

  • 59 Centres collégiaux de transfert de technologie (CCCT), comme l’Institut technologique de maintenance industrielle (ITMI) au Cégep de Sept-Îles ;
  • 18 établissements et pôles régionaux du réseau de l’Université du Québec ;
  • 26 centres de recherche ;
  • 3 sociétés de valorisation des innovations universitaires ;
  • 9 regroupements sectoriels de recherche industrielle (RSRI) ;
  • 5 organismes d’intermédiation en innovation sociale et technologique.
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