Perspectives 2020 : Lorraine Richard espère une meilleure écoute de la CAQ

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Par Éric Martin
Perspectives 2020 : Lorraine Richard espère une meilleure écoute de la CAQ
Comme elle l’a toujours fait, Lorraine Richard entend travailler fort pour faire avancer certains dossiers.

Même si des avancées ont été faites dans plusieurs dossiers en 2019, la députée de Duplessis, Lorraine Richard, déplore l’inaction du gouvernement provincial en place. En 2020, elle souhaite que des solutions concrètes soient trouvées à certaines problématiques rencontrées qui nuisent à l’attractivité de la région en période de pénurie de personnel dans plusieurs domaines.   

Bien entendu, le réseau de la santé demeure une priorité pour Mme Richard qui a contribué à la mise en place d’un comité pour le recrutement de médecins à Havre-Saint-Pierre, une problématique également rencontrée ailleurs dans la région. Le remboursement des frais de déplacement remboursés par le CISSS Côte-Nord aux usagers, qui doivent se déplacer à l’extérieur pour y recevoir des soins médicaux, se doit d’être revu à la hausse. Dans sa forme actuelle, ce montant ne prend pas en considération tous les coûts engendrés.

La relocalisation des gens de Pointe-Parent en Basse-Côte-Nord constitue un dossier important. « Ce dossier a assez traîné en longueur. On fait vivre un immense stress à certaines personnes. Il faut un décret. Ça représente des sommes minimes de la part du gouvernement », indique la députée de Duplessis.

À Baie-Johan-Beetz, elle s’explique difficilement le fait que les citoyens n’aient toujours pas accès à de l’eau potable en 2020.

Un dossier majeur

Le dossier du transport revêt aussi une très grande importance. Le changement des horaires des vols aériens a un impact direct sur l’économie puisqu’il engendre des frais supplémentaires aux entreprises de la région. Le coût excessif des services aériens et la qualité du service offert sont aussi des problématiques soulevées par Mme Richard.

La saga des traversiers ne contribue pas à rendre aussi attrayante la région à de nouveaux arrivants.

En compagnie du préfet de la MRC du Golfe du Saint-Laurent, Randy Jones, Lorraine Richard a rencontré le nouveau PDG de la Société des traversiers du Québec, Stéphane Lafaut. Comme il occupe nouvellement cette fonction, elle préfère attendre qu’il soit plus familier avec les dossiers avant de le relancer.

Au même titre que les autres élus, le désenclavement de la Côte-Nord est une priorité importante. « Nous avons assez attendu pour le prolongement de la route 138. À cet effet, un échéancier a été demandé avec les coûts qui s’y rattachent. Les élus s’y montrent favorables », lance la députée de Duplessis.

Un dialogue déficient

Ce manque d’écoute qu’elle constate entre les élus et les gens des régions est flagrant. « Les régions sont considérées à tort comme un garde-manger. Nos besoins ne sont pas pris en considération, constate Mme Richard. Oui, on a une bonne qualité de vie, mais il faut se donner les moyens de la conserver. À Sept-Îles, le coût des loyers est excessif. »

L’éducation n’y fait pas exception. Elle craint sérieusement les impacts que pourrait avoir la fermeture des commissions scolaires dans la région. « Plutôt que de réformer à un système, est-ce qu’on peut mettre les efforts qu’il faut pour recruter du personnel? Jusqu’à maintenant, ce n’est pas ce que j’observe sur le terrain », déplore-t-elle.

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