Matiu a acquis une solide confiance en soi

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Par Éric Martin
Matiu a acquis une solide confiance en soi
Comme il l’a toujours fait, Matiu souhaite se présenter aux gens de la manière la plus authentique qui soit. Photo Julien Choquette

De retour dans la région pour s’y produire en spectacle, le 11 octobre à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles, Matiu arrive aujourd’hui à faire preuve d’une plus grande assurance. Les multiples marques de reconnaissance qu’il a reçues dernièrement lui confirment qu’il est sur la bonne voie.   

De nature humble, l’auteur-compositeur innu accorde ces différentes distinctions qui lui sont offertes avec joie. En effet, il a récemment remporté deux prix au Gala Teweikan, en plus d’obtenir une nomination au prochain gala de l’ADISQ.

« C’est toujours très agréable de voir son travail reconnu surtout quand on est un auteur-compositeur-interprète de la relève. Ça me donne envie de continuer. Au début, je cherchais à me présenter aux gens. Je n’en suis plus là. La glace est cassée », lance-t-il.

Il ne fait aucun doute que cet engouement porté par les gens à la culture autochtone joue en sa faveur.

« Je suis conscient de cet élan d’empathie et de solidarité envers la question autochtone. J’en suis très heureux et je surfe sur cette vague », indique celui qui croit fermement que la musique est un langage universel. « Les gens ne comprennent pas toujours ce que je chante, mais j’ai droit à des ovations. C’est sûrement dû au fait que j’explique mes chansons au public. »

De solides racines

Même s’il est récemment déménagé à Québec, le chanteur autochtone s’ennuie de la communauté qui l’a vu grandir et naître à titre d’artiste.

« Cette décision a été prise à la base pour des raisons familiales. Ma blonde poursuit des études à l’université », explique-t-il. « À Mani-utenam, j’étais parfois en panne d’inspiration. Ici, c’est une tout autre bulle. Je me sens sur une nouvelle lancée. »

Peu importe où il se trouve, Matiu arrive toujours à briser ce mur psychologique qui existe entre lui et le public. Il en fait même là l’une de ses très grandes préoccupations. « J’arrive parfois dans des places où personne ne me connaît. Je veux briser ce mur psychologique qui existe entre moi et le public. Je suis conscient que j’aborde parfois des thèmes difficiles d’approche, mais je le fais toujours en m’assurant qu’il n’y ait jamais un agresseur et une victime », déclare-t-il.

Une chose est certaine, il ne se sent aucunement nerveux à l’idée de revenir se produire dans son coin de pays. « J’en profite, en quelque sorte, pour remercier les gens qui m’ont soutenu dès le départ. Ça se fait sans pression. J’ai l’impression de jouer devant des chums », admet-il avec conviction. « J’ai déjà une liste de chansons que je souhaite interpréter. Je ne me prends pas au sérieux. C’est avant tout un gros party. »

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