Maten à l’honneur à la Salle Jean-Marc-Dion

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Par Éric Martin
Maten à l’honneur à la Salle Jean-Marc-Dion
Sur scène à la Salle Jean-Marc-Dion, Maten interprètera ses succès musicaux d’hier à aujourd’hui. Photo courtoisie

La formation autochtone Maten montera sur scène à la Salle Jean-Marc-Dion, le 15 février. En nomination dans la catégorie artiste autochtone de l’année au plus récent gala de l’ADISQ en novembre 2019, elle s’engage à faire un survol assez complet de son répertoire musical. 

« On veut faire en quelque sorte une rétrospective. Dire aux gens d’où on est parti et où on est rendu. On va jouer des pièces de notre premier album en 2001, des suivants et même du plus récent en 2018 », souligne l’un des membres fondateurs de Maten, Kim Fontaine.

Ce spectacle à la Salle Jean-Marc-Dion représente une opportunité pour le groupe de se produire dans un contexte différent. « On a l’habitude de se produire dans un contexte plus festif. Là ce sera différent. On doit s’adapter. L’esprit ne sera pas le même », tient-il à préciser. « Ça demande certains ajustements. Rien n’empêche qu’on souhaitait s’y produire depuis longtemps. »

Ces membres ne sont pas très nerveux à l’idée de se produire devant des gens qu’ils connaissent. « C’est plutôt le fait de se produire dans une salle où le son est de qualité qui nous stresse. Ça laisse peu de place à l’erreur », ajoute M. Fontaine.

En constant déplacement

Principalement en été, la formation se déplace dans différentes communautés autochtones. « On fait toujours beaucoup de route. L’été dernier, on est allé à la Baie-James trois fois. Quoi qu’il en soit, on adore voyager. On adore rencontrer les gens des autres communautés. On est toujours très bien accueillis. Ce sont là des moments marquants qui restent gravés dans notre mémoire », fait valoir Kim Fontaine.

Auparavant directeur du Festival Innu Nikamu, il a été à même de constater que le talent autochtone se retrouve dans l’ensemble des nations autochtones et non uniquement chez les Innus. « Le problème réside souvent dans les coûts de déplacement. L’éloignement est très souvent un frein », explique-t-il. « Je peux vous l’assurer que ce l’était pour le Festival. Les moyens ne sont pas toujours au rendez-vous. Ça implique parfois de faire des choix délicats.

Même si la formation a débuté l’enregistrement d’un nouvel album au Studio Makusham à Mani-Utenam, aucune date n’est avancée pour le moment quant à sa sortie. De plus, aucune nouvelle chanson ne sera interprétée sur scène à la Salle Jean-Marc-Dion lors de son spectacle. Kim Fontaine indique que ces chansons sont plutôt en mode embryonnaire pour l’instant.

En première partie

Guitariste, chanteur et nouveau membre de la formation Maten, Ivan Boivin Flamand interprètera quatre pièces en première partie. » Il nous accompagne sur la route depuis un très bon moment. Je peux vous assurer qu’il est un excellent guitariste et également un très bon chanteur. Quand il est sur scène, la musique émerge de tout son corps. À la Salle Jean-Marc-Dion, les gens auront la chance de savoir vers quoi il se dirige », conclut-il.

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