Martine-France Losier: Une mère à bout de souffle

Photo de Éditions Nordiques
Par Éditions Nordiques
Martine-France Losier: Une mère à bout de souffle

Visiblement exaspérée de devoir se battre à nouveau pour assurer le bien-être de son fils atteint d’une maladie dégénérative, Martine-France Losier conteste la décision prise par la Commission scolaire du fer de réduire le montant accordé pour assurer le transport de William jusqu’à l’école Jacques-Cartier. Une aide financière qui passe de 32$ à 13$.

En raison d’un problème de transport, la Commission scolaire avait pris entente avec Martine-France Losier pour assurer le transport de son fils jusqu’à l’école. Un montant qui a été majoré pour tenir compte, entre autres, de la hausse du coût de l’essence et des dépenses supplémentaires engendrées pour l’adaptation de ce véhicule. Des modifications rendues possibles grâce à une aide financière de l’Office des personnes handicapées du Québec.

Après avoir vu ce montant d’allocation réduit de 36$ à 32$ à l’automne 2014, la mère de William a reçu une lettre le 23 janvier l’informant que l’aide financière consentie sera de 13$ à l’automne 2015. «J’étais prête à faire un compromis et à revoir l’allocation à la baisse. Je la trouve cependant excessive. Ça ne paie même pas les coûts d’essence», estime-t-elle.

Consciente qu’elle doit faire sa part, Mme Losier demeure convaincue que la décision prise ne tient pas compte des frais supplémentaires engendrés pour le transport de son fils, en raison du poids du véhicule et de l’impossibilité d’en assurer sa réparation dans la région en cas de bris. Elle souhaite que la Commission scolaire du Fer puisse trouver un terrain d’entente plus convenable et qu’une alternative soit proposée si elle décline leur offre qu’elle juge déraisonnable.

La Commission scolaire réagit
Le directeur des services éducatifs et du transport de la Commission scolaire du Fer, Louis Ferland, soutient que la réduction de l’allocation de transport versé à Mme Losier n’est pas le résultat des compressions budgétaires que subit le secteur de l’éducation au Québec et que la décision a été prise pour assurer un traitement plus équitable entre les enfants qui en bénéficient, dont le nombre est évalué à une dizaine sur l’ensemble du territoire desservi.

«Nous avons une politique sur le transport scolaire qui nous autorise à remettre de manière exceptionnelle une allocation aux parents. Les ententes étaient négociées auparavant de manière individuelle. Ce n’était pas un mode de fonctionnement cohérent et ce n’était pas équitable, précise le directeur. Ce ne sont pas tous là des parents d’enfants handicapés.»

Dans la plupart des cas, ces allocations de transport sont versées aux parents pour assurer le transport d’élèves résidant à des endroits où les autobus ne peuvent pas se rendre pour diverses raisons. Pour décider des montants octroyés, la Commission scolaire du Fer s’est basée sur ce qui était versé d’ailleurs. Elle propose même un modèle que Louis Ferland qualifie d’avantageux qui prend en considération la distance du trajet à parcourir.

En ce moment, la Commission scolaire du Fer n’a pas évalué le coût d’autres alternatives pour assurer le transport de William Losier jusqu’à l’école Jacques-Cartier.

Martine-France Losier espère que la Commission scolaire du Fer pourra revoir à la hausse l’allocation de transport qui lui sera versée à compter de l’automne 2015 pour assurer le transport de son fils jusqu’à l’école. (Photo : Le Nord-Côtier)

Partager cet article