La mémoire d’alpinistes toujours présente 20 ans plus tard

Photo de Sylvain Turcotte
Par Sylvain Turcotte

Le 31 mai 1992 restera gravé dans la mémoire de bien des Septiliens encore longtemps. Cette journée-là, lors de la descente du mont McKinley en Alaska, trois Septiliens et un Montréalais ont perdu la vie. Simon Proulx, son fils Christian et Alain Potvin n’ont pu compléter cette aventure qui avait rallié bon nombre de Nord-Côtiers.

Vingt ans se sont écoulés depuis ce tragique événement, mais les quatre hommes demeurent des figures marquantes. «Le monde de Sept-Îles ne les a pas oubliés. Beaucoup de gens ont écrit sur Facebook dernièrement qu’ils avaient marqué leur vie. Ils faisaient quelque chose qui avait rassemblé plusieurs personnes. Tout le monde faisait partie de ce projet», a souligné Anne-Marie Proulx, fille du Simon.

La mémoire des deux Proulx n’a pas été oubliée. Un tournoi de volleyball à Sept-Îles porte le nom de Christian. Une bourse est également remise au Cégep de Sept-Îles en son nom. Le récipiendaire 2012 est d’ailleurs Pier-Luc Fournier. Quant à Simon, un pilier de la rivière Sainte-Marguerite porte son nom. La Route des Montagnais, dont plusieurs font la randonnée, fait aussi référence aux alpinistes septiliens.

Si les deux Proulx n’ont pu échapper au mont McKinley, tout comme Alain Potvin et le Montréalais Maurice Grandchamp, Yvon Méthot, lui, avait dû revenir avant l’atteinte du sommet.

Les faits
Selon ce que le ranger aurait laissé savoir, c’est que les alpinistes auraient atteint le sommet. La tempête s’est alors levée et après la nuit, le groupe a amorcé la descente dans un territoire vaste avec plusieurs pistes possibles. Les frasques de la tempête ont nui à la visibilité et un premier membre aurait chuté, entraînant ainsi les autres, puisqu’ils étaient tous attachés ensemble. Depuis, plus personne ne peut être en cordée pour l’ascension et la descente du mont McKinley.

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